Un classique incontournable : le petit gâteau de semoule

Dimanche. Le septième et le dernier jour de la semaine civile dans plusieurs pays du monde. Ce jour est souvent rattaché à une émotion particulière de relâchement ou d’apaisement. Les heures des dimanches glissent souvent avec lenteur. Pour les travailleurs dont les semaines sont extrêmement rythmées par les contraintes professionnelles, c’est une formidable sensation de liberté. Pour les inactifs, la perception est souvent liée au souvenir de dimanches anciens : des sorties au parc avec les enfants, des déjeuners organisés, des ballades interminables, des rendez-vous au cinéma, des efforts sportifs, des échappées culturelles… Quoique l’on soit, l’effet se dissout le jour jusqu’à la tombée de la nuit. Alors l’émotion se change en quelque chose de différent… une attente… celle du prochain dimanche.

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Miel ‘Casino’ : et bien oui, je n’avais rien d’autre dans mes placards!

Gâteaux de semoule

La recette a été trouvée sur le très joli blog Cuisine téméraire

Ingrédients pour 4 petits gâteaux de semoule :

  • – 50cl de lait
  • – 70g de cassonade
  • – 1 sachet de sucre vanillé
  • – 60g de semoule de blé fine
  • – 1 oeuf
  • – 1 CS d’eau de fleurs d’oranger
  • – 3 ou 4 CS de miel

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C. Dans une casserole, mélanger le lait avec les sucres et porter doucement à ébullition. Ajouter la semoule, et mélanger non stop pendant 6 minutes, en baissant au fur et à mesure la puissance du feu. Le mélange doit épaissir. A part, battre l’oeuf en omelette. L’ajouter hors feu à la semoule et bien mélanger. Verser 1CS de miel au fond de chaque ramequins. Découper des bandes rectangulaires de papier sulfurisé et les positionner sur les bords horizontaux de ramequins. Verser la pâte dans chaque ramequin. Enfourner 25 minutes. Laisser refroidir avant de démouler les gâteaux. Retirer évidemment les bandes de papier autour. Napper de caramel.

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Le Corbusier et Venise : une histoire d’amour contrariée

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Pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas Charles-Edouard Jeanneret alias Le Corbusier, voici un petit topo sur cet illustre architecte-urbaniste, à la fois décorateur, peintre, sculpteur, homme de lettres et amoureux du voyage. En 1964, invité à fournir un projet d’hôpital pour Venise, Le Corbusier saisit l’occasion d’exprimer sa vision de la modernisation du tissu urbain de la Sérénissime. Un projet monumental qui selon les dires de certains spécialistes, aurait pu marquer l’histoire de l’architecture au XXe siècle.

Le Corbusier est né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds (ville suisse du canton de Neuchâtel). Il est le fils de Georges Edouard Jeanneret, graveur et émailleur de montres, et de Marie Charlotte Amélie Jeanneret-Perret, musicienne.

En 1900, il débute sa carrière par une formation de peintre, graveur ciseleur et d’orfèvre à l’Ecole d’Art de son lieu de naissance, avant d’entrer au cours supérieur de décoration dirigé par Charles L’Eplattenier qui orientera Le Corbusier vers l’architecture. Les voyages formant la jeunesse, le jeune homme découvre l’Italie en 1907 et s’imprègnent de l’architecture de grandes villes (Milan, Florence, Sienne, Padoue, Venise,…). Lors d’un séjour à Vienne en 1908, il fréquentera Josef Hoffmann. A Lyon, il fera la connaissance de Tony Garnier et à Paris, il coudoiera Jourdain, Plumet, Sauvage, Grasset. L’année 1910 marque la première confrontation avec Mies Van der Rohe et Walter Gropius. En mai 1911, il partira de Dresde pour le voyage d’Orient (Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest, Tarnovo, Gabrovo, Kasanlik, Istanbul, le Mont Athos (21 jours), Athènes et l’Italie méridionale en compagnie de son ami, Auguste Klipstein, étudiant en histoire de l’art).

Des périples, Le Corbusier en fera beaucoup tout au long de sa vie. Cela lui permettra de nourrir sa réflexion sur la pratique architecturale et de côtoyer les plus grands artistes (tels que Moser, Klimt, Braque, Juan Gris, Picasso, Lipchitz, Léger, Ozenfant…), des célébrités (Joséphine Baker par exemple, rencontrée sur le bateau reliant Bordeaux à Rio) et d’illustres designers-architectes (Eileen Gray, Charlotte Perriand,…).

En 1919, il édite la revue « L’Esprit Nouveau » (collaboration avec Amédée Ozenfant et Paul Dermée) dans laquelle il publie ses concepts architecturaux avant-gardistes. Grâce à la théorie du « Modulor » (un mot-valise composé d’après « module » et « nombre d’or » ), développée en 1945, pour élaborer l’harmonie d’une architecture. Désormais, les proportions fixées (liées au nombre d’or) sont directement applicable en architecture et dans le domaine technique de manière universelle. Cette théorie déterminera ses futurs travaux d’architecte, de créateur de meubles et d’urbaniste.

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Le Modulor _ Le Corbusier
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Villa Savoye (Poissy) _ villa construite de 1929 à 1931
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Maison du Docteur Curutchet (La Plata, Argentine) _ maison construite entre 1949 et 1953
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Cité Radieuse (Marseille) _ résidence édifiée entre octobre 1947-octobre 1952
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Sanskar Kendra (Ahmedabad,Inde) _ Projet de Le Corbusier en 1956

Le Corbusier et le projet d’hôpital pour Venise

En 1962, Le Corbusier est invité à un congrès consacré aux problèmes urbanistiques de Venise. Un an plus tard, la ville organise un concours public pour un hôpital de 1200 lits qui doit être construit non loin de la gare ferroviaire. Aucune des propositions reçues ne sont jugées satisfaisantes et quelques mois plus tard, la ville de Venise demandera à l’architecte d’émettre lui aussi des propositions.

En 1964, Le Corbusier reçoit, à sa grande surprise, le fameux mandat. Son idée prend forme au cours de l’année 1964 et le projet est présenté à Venise en avril 1965. Il est, dès le début, exclu que Le Corbusier pourra présenter un bâtiment imaginé d’après le modèle d’une tour car le campanile doit rester l’unique élément vertical (c’est pourtant la typologie la plus adéquate pour autant de lits).

L’architecte choisit d’élever son hôpital en un seul plan. Il envoie au directeur une esquisse qui montre la grille vénitienne sans y faire apparaître l’hôpital puisque celui-ci se trouvera en osmose avec le tissu urbain (une manière de respecter la ville historique).

Dans une belle lettre qu’il écrit en 1964 au président des Hôpitaux civils de Venise, Carlo Ottolenghi, il déclare : «Un hôpital est une maison d’homme, comme le logis est aussi une ‘maison d’homme’. La clé étant l’homme : sa stature (hauteur), sa marche (l’étendue), son oeil (son point de vue), sa main, soeur de l’oeil. Tout le pychisme y est attaché en total contact. Ainsi se présente le problème. Le bonheur est un fait d’harmonie. Ce qui s’attachera au plan de votre hôpital s’étend à l’alentour : osmose. C’est par amour de votre ville que j’ai accepté d’être avec vous…»;

Le malade circulera donc dans l’hôpital comme dans la ville. Son projet s’inspire des établissements des XIVe et XVe siècles où chaque malade occupait une petite cellule. Pour obtenir une densité maximale, il compte supprimer les fenêtres extérieures au profit d’un éclairage zénithal et réaliser son programme, de manière horizontale, sur quatre niveaux :

1. les accès, l’administration, la cuisine;

2. les salles d’opération, les logements des sœurs;

3. les voies de communication et de distribution des services;

4. les sections des malades.

En 1965, le projet est d’abord accueilli avec enthousiasme par certains mais il sera vite contesté par les responsables de la Santé et des Travaux publics.

Le décès de Le Corbusier le 27 août 1967 sonnera le glas du projet de l’hôpital de Venise…

Sur la base de certaines suggestions émises lors du précédent refus, une deuxième version sera proposée en avec une capacité d’accueil réduite à 800 lits. Le projet se poursuivra en collaboration notamment avec Guillermo Jullian de la Fuente (architecte qui sera un temps, l’apprenti de Le Corbusier)  et José Oubrerie (architecte français qui fut l’assistant de Le Corbusier). Si les autorisations nécessaires sont obtenues, les autorités locales finiront par donner un non définitif.

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En ce moment même, à Marseille, l’exposition Le Corbusier et la question du brutalisme qui se tiendra jusqu’au 22 décembre 2013 au J1.

L’exposition est au J1
J1 est une gare maritime en béton armé mise à disposition par le Grand Port maritime de  Marseille pour les expositions  de la Capitale européenne  de la culture 2013

« Le Corbusier, figure emblématique de l’histoire de l’urbanisme et de l’architecture à Marseille, investit les vastes espaces du J1 ouverts sur la mer, un double symbole.Celui du rapport à la mer Méditerranée, comme « terre nourricière », dont l’ensemble de l’oeuvre de Le Corbusier porte la trace. Celui de l’univers des grands bateaux qui a habité son imaginaire et dont l’Unité d’Habitation de Marseille témoigne encore aujourd’hui. Avec la construction de la Cité Radieuse, c’est une nouvelle esthétique, celle du « brutalisme », que Le Corbusier va initier dans une démarche associant, autour de l’architecture et dans une même volonté, l’ensemble du champ des arts plastiques » (extrait du communiqué de presse).

Les photographies alléchantes de Paulette Tavormina

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Natures mortes

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« Les natures mortes nous rappellent le temps qui passe, la préciosité de la vie et elles racontent tellement de choses à propos de l’Histoire, de la vie d’un lieu et d’une époque.»

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Paulette Tavormina est une américaine, d’origine sicilienne qui vit et travaille à New York depuis plus de 25 ans. Au milieu de l’agitation qui caractérise la ville, on la trouve souvent dans un des nombreux marchés locaux à la recherche de l’étrange flore qui caractérise ses photographies. Ses compositions rappellent parfois celles des Grands Maîtres, peintres de natures mortes au XVIIème siècle qui soulignaient la nourriture autant que l’élégance de la table.

Elle a commencé ses études à l’International Center for Photography de New York avant d’entrer au Santa Fe Photography and Digital Imaging Workshops du Nouveau-Mexique. Son travail alterne entre photographie d’art (à l’instar des projets intitulés « Natura morta » ou « Sicilian Dream ») et photographie publicitaire, que ce soit sur papier glacé ou pour des spots télé.

Paulette Tavormina est en grande partie autodidacte. À ses débuts, l’artiste était accessoriste et styliste culinaire à Hollywood. A présent, elle photographie des œuvres d’art pour Sotheby’s et travaille sur d’autres projets individuels. Elle a collaboré avec The Fabulous Beekman Boys sur trois livres de cuisine et notamment sur The Beekman, 1802, Heirloom Cookbook, acclamé par la critique lors de sa parution et très apprécié du public car il répertorie de nombreuses variétés de fruits et légumes et délivre plus de 100 recettes héritées des anciennes générations. Son savoir-faire est utilisé à travers le monde pour des films tels que « En pleine tempête » avec Georges Clooney, « Intrusion » avec Johnny Depp ou encore « Nixon » avec Antony Hopkin.

Ses créations ont été exposées dans de nombreuses foires et expositions, notamment chez Sotheby’s New York. En 2011, elle a reçu le Grand Prix du Festival International de Photographie Culinaire (FIPC).

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Découvrez son site internet : www.paulettetavormina.com

J’ai découvert l’artiste en feuilletant The Beekman, 1802, Heirloom Dessert Cookbook qui est à tomber …

Je suis fou… du potimarron !

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Lasagnes au potimarron

Il y a des addictions naissantes dont on ne parvient jamais à se défaire facilement…

Celle du « cucurbitophile » est un vieux mal qui revient de manière chronique à chaque saison. En dépit de toute bonne volonté, quand la dépendance nous tient, les conséquences sont terribles pour soi ou pour l’entourage car avec le temps, la pathologie s’installe.

Au début, on n’est pas préoccupé, ce n’est qu’une petite fascination bénigne : on repeint les murs de la cuisine en orange, on décore la maison de coloquintes, Indian mix, Griffes du diable, Col de cygne, Courges galeuses, Calebasses, Massues, Gourdes, Matraque et autres… L’enchantement prend dans des corbeilles suspendues, dans des paniers colorés présentés sur la table du living-room, dans le jardin-potager.

Rapidement le dérèglement arrive sans que l’on s’en aperçoive, le quotidien s’envahit de manies, on mange orange (des oranges pour la vitamine C par exemple, des carottes ou de la papaye séchée), on prend un forfait mobile et internet Orange (on arrête le rose), on adore le vintage des années 70, on se rêve habiter dans une « maison futuro » de Matti Suuronen. La jouissance touche tous les sens en même temps que la pathologie s’insinue sournoisement dans la vie, sans un son, juste celui du dispositif hydroponique qui permet de cultiver ses propres cucurbitacées dans les placards.

Vite, on combat ce que l’on nomme encore « habitudes » et cela génère de la frustration. Vient alors le temps des passages à l’acte et à bride abattue, on fait un saut à la fête de la courge du village voisin puis dans tous les villages de France (avec l’aggravation des symptômes on est prêt à courir 2000 km pour y assister). La nuit, on rêve à la plupart des variétés consommables qu’on pourra cuisiner le lendemain : Butternut, Courge spaghetti, Giraumon, Pâtisson, Potimarron, Melon jaune, … sont des noms qui résonnent en nous. Le jour, on est fatigué, éreinté physiquement et psychologiquement. Sans raison, on se renferme, on reste chez soi à pianoter nerveusement sur son ordinateur, des journées entières s’écoulent sur des sites internet tels que Marmiton ou Pinterest afin de suivre les nouvelles tendances, de commenter les dernières photos ajoutées montrant un potiron sous toutes ses coutures.

La situation nous échappe complètement le jour où l’on traite le facteur de « melon », la femme de ménage de « courge » ou même son mari de « vieux cornichon aigre ». L’aliénation est là, née dans les tréfonds d’une coque orange « pépineuse » et comme Dali qui s’exclamait en 1968 « Je suis fou… du chocolat Lanvin ! » (afin de promouvoir le chocolat de la marque, c’était d’ailleurs la première fois qu’un artiste aussi célèbre passait à la télévision pour une publicité), nous on se déclare fou à lier, complétement dingue du potimarron !

Voici deux recettes testées et approuvées mettant (une fois encore) le potimarron à l’honneur, une petite folie par an pour ne pas devenir fou !

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Canelés au potimarron et au curry

-> Canelés au potimarron et au curry

Ingrédients :

  • 1 potimarron (pour réaliser la recette, nous avons besoin de 400g de purée)
  • 25cl de lait écrémé
  • 20 g de beurre mou
  • 60g de fécule de maïs
  • 1 pincée de curry

Préparation :

Détailler le potimarron, l’éplucher, ôter les graines et le couper en cubes. Faire cuire à la vapeur dans un autocuiseur 15 minutes à partir de la mise en route de la soupape; le potimarron doit être bien cuit pour être réduit en purée. Récupérer le potimarron et le passer au moulin à légumes pour le transformer en purée.

Préchauffer le four à 150°C (th.5). Dans un saladier, mélanger 400g de purée de potimarron avec deux oeufs, 25cl de lait demi-écrémé, 20g de beurre fondu, 60g de fécule de maïs et le curry. Faire reposer la pâte une nuit de préférence. Le lendemain, beurrer les moules à canelés et verser la préparation dedans. Faire cuire à four chaud pendant 1 heure. Démouler et les déposer sur une volette à pâtisserie.

-> Lasagnes au potimarron

Ingrédients :

  • 800g de potimarron
  • tranches de bacon
  • 1 oignon
  • 2 cuil. à soupe d’huile d’olive
  • 10 feuilles lasagnes
  • 500g de fromage blanc entier
  • Noix de muscade râpée
  • 80g de gruyère râpé
  • Beurre pour le plat
  • sel

Préparation :

1. Laver le potimarron et le couper en gros morceaux. Éplucher et ciseler l’oignon. Le faire fondre dans l’huile d’olive, puis ajouter les morceaux de potimarron et 50 cl d’eau. Faire cuire pendant 15 min, jusqu’à ce que le potimarron soit tendre.

2. Faire précuire les feuilles de lasagnes pendant 2 min dans un grand volume d’eau salée et les déposer au fur et à mesure sur un torchon humide.

3. Préchauffer le four à 180 °C (th. 6). Verser le fromage blanc dans un saladier, mélanger avec la noix de muscade et le gruyère.

4. Beurrer le plat à gratin et déposer 1 couche de feuilles de lasagnes, quelques tranches de bacon pour couvrir la surface. Alterner avec 1 couche de préparation au fromage blanc, le potimarron réduit en purée, 1 couche de pâte puis les tranches de bacon. Recommencer l’opération jusqu’en haut du plat à gratin. La dernière étape doit être, une couche de pâte et ensuite une dernière couche de purée puis de préparation au fromage blanc. Remettre un peu de gruyère râpé sur le dessus et enfourner pour 30 min.

Crème brulée de potiron aux épices

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Chaque année, en cette période, c’est toujours la même histoire… effrayante?

Les supermarchés font étalage de produits écarlates, les rayons regorgent de sucreries écoeurantes, des squelettes sont pendus par des fils de nylon et des physionomies grimaçantes tentent de vendre leurs marchandises à la criée. A la télé, c’est une autre galerie des monstres. Les chaînes nous inondent de docus-réalités qui exhibent des hommes présentant une hyperpilosité du torse ou d’autres difformités… FT1 affiche les prouesses d’un sculpteur de citrouilles s’attaquant, l’outil à la main, au plus gros phénomène de l’année 2013 : 922 kilos de chair orangée cultivée à Napa en Californie. Les héros des séries démasquent de vilaines crapules qui perdurent la légende de Jack O’Lantern. Sans oublier que le PAF est rempli de courges en talons qui s’égosillent pour tout. Aux heures de grande écoute, des petites bouilles réjouies, un caramel dans le bec, lancent le fameux « Tric or truite » à la caméra (à comprendre sans la friandise en bouche « des bonbons s’il vous plait !).

Si, autrefois, Halloween était strictement l’affaire des pays anglo-saxons – avec le temps, l’événement annuel s’étend tranquillement et touche plusieurs pays dans le monde.  En France, l’indice de popularité est très mitigé et la fête alterne entre des années de grande popularité et d’autres moins considérables. Cette année, entre vitrines décorées, activités proposées aux enfants, soirées mortelles et petits plats gourmands starifiant la courge, la ‘Crème brulée de potiron aux épices’ est un bon compromis pour succomber à la vogue…

Ingrédients pour 6 personnes:

  • 250 g de cubes de potiron
  • 1 gousse de vanille
  • ½ litre de lait
  • 3 œufs
  • 30 g de cassonade
  • 1 cuil. à café de quatre-épices

Préparation:

Voici une recette alléchante, trouvée sur le site Prima.fr qui a pleinement satisfaits les inconditionnels du potiron. Quand le potiron rencontre la crème brulée, c’est une histoire qui fonctionne…

Préchauffez le four à 120°C (th. 4). Fendez 1 gousse de vanille en 2 dans la longueur et grattez-la afin d’en récolter les graines. Faites bouillir ½ litre de lait avec les graines de vanille, ajoutez 225 g de cubes de potiron et laissez cuire 2 min à feu doux. Mixez et réservez. Dans un saladier, fouettez 3 œufs, 30 g de cassonade et 1 cuil. à café de quatre-épices, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la purée de potiron tiède. Répartissez cette crème au potiron dans 6 ramequins. Faites-les cuire au bain marie dans la plaque du four remplie d’eau pendant 35 min. Les crèmes doivent être prises, mais trembloter légèrement. Laissez–les refroidir avant de les couvrir de film alimentaire et de les placer au réfrigérateur. Avant de servir, saupoudrez les de cassonade et caramélisez la surface au chalumeau.

Découvrez le travail d’Ellen Surrey sur Pinterest : le réseau social qui monte qui monte!

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L’un des avantages certains de Pinterest – ce réseau social lancé en 2010 qui permet à ses utilisateurs de partager en images leurs centres d’intérêts (que l’on « épingle » sur son mur), est de découvrir parfois de jeunes talents dont le projet est encore en phase d’incubation.

Ellen Surrey par exemple, est une jeune illustratrice vivant à Los Angeles. Elle étudie à l’Art Center College of Design de Pasadena, en Californie. Sur son site internet, Ellen indique qu’elle souhaite devenir illustratrice jeunesse et confie aussi nourrir l’espoir de créer sa propre ligne de cartes de vœux. Les passions qui l’animent, sont celles que partagent un grand nombre d’entre nous : regarder de vieux films, dénicher des trésors dans les friperies et vivre une épopée urbaine pour découvrir de nouvelles adresses « branchouilles ».

Si vous souhaitez suivre l’actualité d’Ellen et voir d’autres superbes illustrations, retrouvez-la sur son blog : ellensurrey.tumblr.com

ou, sur son site internet : ellensurrey.com

Revue de presse française :

Voici enfin une sélection d’articles de presse récents concernant Pinterest :

Une mise en bouche pour Halloween : la tarte à la citrouille

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Les préparatifs de la fête Halloween vont bon train (un train d’enfer…) et la courge a envahi notre quotidien de manière irrépressible… c’est normal ! Les nombreuses déclinaisons sucrées ou salées, ses propriétés antioxydantes, donnent à chacun une bonne raison de se laisser convaincre !

« Courge » est un terme générique qui désigne les fruits de la famille des Cucurbitacées – bien qu’on les cuisine souvent comme des légumes. Au sens populaire, la courge désigne aussi un imbécile ou un idiot (au féminin le plus souvent 😦 ). Les courges sont classées en deux catégories, celles d’été qui sont cueillies avant maturité et se conservent peu et celles d’hiver, telles que la citrouille et le potiron. Ces dernières sont difficile à différencier; elles se présentent respectivement sous une forme ronde, de couleur orangée ou plus ou moins aplatie, avec une couleur allant de l’orange rougeâtre au vert foncé.

Une recette idéale pour Halloween ou « Alowine » (selon Peter Mayle), la pumpkin pie ou tarte à la citrouille en français. Une délicieuse recette américaine qu’il fallait essayer…

Ingrédients :

  • 475 g de pulpe de citrouille
  • 80 g de cassonade
  • 80 g de sucre
  • 5 g (1 c. à thé) de cannelle
  • 6 g (1 1/4 c. à thé) de fécule de maïs
  • 3 g (1/2 c. à thé) de gingembre
  • 3 g (1/2 c. à thé) de sel
  • 3 œufs
  • 250 ml de lait chaud
  • 15 ml (1 c. à soupe) de mélasse
  • 1 pâte brisée
  • 250 ml (1 tasse) de crème fouettée (en option)

Préparation :

Dans une jatte, mélanger les ingrédients secs puis incorporer la pulpe de citrouille. Battre les œufs, le lait chaud et la mélasse et les ajouter au mélange précédent. Ne pas trop brasser ! Garnir de pâte brisée un moule de 25 cm de diamètre, beurré au préalable. Y verser l’appareil. Cuire au four à 230°C pendant 7 minutes puis à 180°C pendant encore 30 minutes. La citrouille doit être bien dorée et la pâte, bien cuite en dessous. Laisser refroidir et garnir (éventuellement) de crème fouettée.

Un automne tout chou

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La saison froide et pluvieuse s’étant clairement installée parmi nous, l’air du temps fait songer à une paire de pantoufles roses et moelleuses et à des petits plats chauds devant un navet. Comme les métabolismes se ramollissent, l’oisiveté s’installe et l’inspiration en cuisine nous porte vers des soupes en brique Nkorr à réchauffer 5 minutes au micro-onde. Quel dommage quand on sait qu’en 20 minutes de préparation seulement, une bonne ‘soupe aux choux’ est possible ! Bah oui… pourquoi pas ?  Le rustique a du bon parfois.

Ingrédients :

  • – 1 chou vert de taille moyenne
  • – 3 carottes
  • – 3 pommes de terre
  • – 2 navets
  • – une saucisse de Morteau
  • – un morceau de lard fumé
  • – sel et poivre noir en grains
  • – un oignon piqué de 2 clous de girofle
  • – thym
  • – laurier
  • – 2 Kub Or – Maggi

Préparation :

Mettre de l’eau à bouillir et y blanchir le chou pendant 3 – 4 minutes. Éplucher et couper les légumes en morceaux. Quand le chou a refroidi, le couper en morceaux. Vient ensuite le moment le plus épineux de la recette… Remplir d’eau une marmite jusqu’à sa moitié et y mettre tous les légumes ainsi que le sel, le poivre, le thym, l’oignon, le laurier, la saucisse de Morteau, le lard et les 2 Kub Or. Laisser mijoter 1 heure à feu doux.

Lovely Tearoom à Venise

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Tearoom Caffe Orientale, Rio Marin Santa Croce 888, 30135 Venise, Italie

Endroit idéal pour un déjeuner léger (tartes, quiches, cakes,…) ou un thé accompagné de délicieux scones l’après-midi. Les végétariens surtout apprécieront les soupes et le petit pain maison ou les mets un peu épicés à base de légumes. Les produits sont très frais et cela se sent. Le charme du lieu et la convivialité du petit couple anglais donne envie de s’installer pour plusieurs heures au chaud. Coup de coeur pour le crumble aux pommes servi avec son petit pot de crême fraîche (en option) ou encore le gâteau tout moelleux au chocolat et poires…

Pour ceux qui souhaiteraient tenter la recette à la maison, c’est pas bien compliqué !

Ingrédients :

  • 200 g de chocolat noir fondant
  • 150 g de beurre
  • 120 g de sucre en poudre
  • 3 oeufs
  • 130 g de farine
  • 2 cuillerées de levure chimique
  • 1 cuillerée d’extrait de vanille
  • 3 grosses poires bien mûres
  • pépites au chocolat noir

Préparation :

Faire fondre le chocolat et le beurre. Verser dans un saladier et ajouter le sucre, l’extrait de vanille et les pépites de chocolat. Bien mélanger. Séparer les blancs des jaunes d’œufs et ajouter les jaunes au mélange. Ajouter la farine et la levure tout en continuant de mixer. Battre les blancs d’œufs en neige et les incorporer délicatement au mélange. Couper les poires en petits dès et les ajouter à la préparation. Beurrer un moule à manqué et y verser la préparation. Faire cuire 35 min au four à 180°C (thermostat 6).

Soupe de courge d’automne

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Les sanglots longs

Des violons

De l’automne

Blessent mon cœur

D’une langueur

Monotone.

Tout suffoquant

Et blême quand,

Sonne l’heure,

De mijoter une petite soupe de courge

pour pimenter l’automne !

Pour réaliser cette recette ultra facile, il nous faut 10 minutes de préparation, 30 minutes de cuisson à l’autocuiseur et quelques ingrédients.

Ingrédients :

– 1 kg de courge

– 1 gousse d’ail

–  2 oignons

– 2 pommes Granny

– 3 cm de racine de gingembre

– 1 cuillerée à café de curry

– sel, poivre, huile d’olive

Préparation :

Dans la cocotte-minute, on verse une cuillère à soupe d’huile d’olive et on y fait revenir les oignons émincés. On ajoute ensuite successivement les pommes épluchées (coupées en morceaux), le gingembre râpé, la gousse d’ail et le curry. On fait revenir le tout 2-3 minutes puis on ajoute la courge épluchée et coupée. On remue, on verse environ 1 litre d’eau et deux cubes de bouillon de volaille.

On ferme la cocotte-minute et laisse mijoter 30 min. Dès que la soupape tourne, on ouvre, mélange, rectifie l’assaisonnement, goûte et quand la poésie s’en mêle, on pleure tellement c’est bon….