Les photographies alléchantes de Paulette Tavormina

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Natures mortes

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« Les natures mortes nous rappellent le temps qui passe, la préciosité de la vie et elles racontent tellement de choses à propos de l’Histoire, de la vie d’un lieu et d’une époque.»

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Paulette Tavormina est une américaine, d’origine sicilienne qui vit et travaille à New York depuis plus de 25 ans. Au milieu de l’agitation qui caractérise la ville, on la trouve souvent dans un des nombreux marchés locaux à la recherche de l’étrange flore qui caractérise ses photographies. Ses compositions rappellent parfois celles des Grands Maîtres, peintres de natures mortes au XVIIème siècle qui soulignaient la nourriture autant que l’élégance de la table.

Elle a commencé ses études à l’International Center for Photography de New York avant d’entrer au Santa Fe Photography and Digital Imaging Workshops du Nouveau-Mexique. Son travail alterne entre photographie d’art (à l’instar des projets intitulés « Natura morta » ou « Sicilian Dream ») et photographie publicitaire, que ce soit sur papier glacé ou pour des spots télé.

Paulette Tavormina est en grande partie autodidacte. À ses débuts, l’artiste était accessoriste et styliste culinaire à Hollywood. A présent, elle photographie des œuvres d’art pour Sotheby’s et travaille sur d’autres projets individuels. Elle a collaboré avec The Fabulous Beekman Boys sur trois livres de cuisine et notamment sur The Beekman, 1802, Heirloom Cookbook, acclamé par la critique lors de sa parution et très apprécié du public car il répertorie de nombreuses variétés de fruits et légumes et délivre plus de 100 recettes héritées des anciennes générations. Son savoir-faire est utilisé à travers le monde pour des films tels que « En pleine tempête » avec Georges Clooney, « Intrusion » avec Johnny Depp ou encore « Nixon » avec Antony Hopkin.

Ses créations ont été exposées dans de nombreuses foires et expositions, notamment chez Sotheby’s New York. En 2011, elle a reçu le Grand Prix du Festival International de Photographie Culinaire (FIPC).

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Découvrez son site internet : www.paulettetavormina.com

J’ai découvert l’artiste en feuilletant The Beekman, 1802, Heirloom Dessert Cookbook qui est à tomber …

Je suis fou… du potimarron !

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Lasagnes au potimarron

Il y a des addictions naissantes dont on ne parvient jamais à se défaire facilement…

Celle du « cucurbitophile » est un vieux mal qui revient de manière chronique à chaque saison. En dépit de toute bonne volonté, quand la dépendance nous tient, les conséquences sont terribles pour soi ou pour l’entourage car avec le temps, la pathologie s’installe.

Au début, on n’est pas préoccupé, ce n’est qu’une petite fascination bénigne : on repeint les murs de la cuisine en orange, on décore la maison de coloquintes, Indian mix, Griffes du diable, Col de cygne, Courges galeuses, Calebasses, Massues, Gourdes, Matraque et autres… L’enchantement prend dans des corbeilles suspendues, dans des paniers colorés présentés sur la table du living-room, dans le jardin-potager.

Rapidement le dérèglement arrive sans que l’on s’en aperçoive, le quotidien s’envahit de manies, on mange orange (des oranges pour la vitamine C par exemple, des carottes ou de la papaye séchée), on prend un forfait mobile et internet Orange (on arrête le rose), on adore le vintage des années 70, on se rêve habiter dans une « maison futuro » de Matti Suuronen. La jouissance touche tous les sens en même temps que la pathologie s’insinue sournoisement dans la vie, sans un son, juste celui du dispositif hydroponique qui permet de cultiver ses propres cucurbitacées dans les placards.

Vite, on combat ce que l’on nomme encore « habitudes » et cela génère de la frustration. Vient alors le temps des passages à l’acte et à bride abattue, on fait un saut à la fête de la courge du village voisin puis dans tous les villages de France (avec l’aggravation des symptômes on est prêt à courir 2000 km pour y assister). La nuit, on rêve à la plupart des variétés consommables qu’on pourra cuisiner le lendemain : Butternut, Courge spaghetti, Giraumon, Pâtisson, Potimarron, Melon jaune, … sont des noms qui résonnent en nous. Le jour, on est fatigué, éreinté physiquement et psychologiquement. Sans raison, on se renferme, on reste chez soi à pianoter nerveusement sur son ordinateur, des journées entières s’écoulent sur des sites internet tels que Marmiton ou Pinterest afin de suivre les nouvelles tendances, de commenter les dernières photos ajoutées montrant un potiron sous toutes ses coutures.

La situation nous échappe complètement le jour où l’on traite le facteur de « melon », la femme de ménage de « courge » ou même son mari de « vieux cornichon aigre ». L’aliénation est là, née dans les tréfonds d’une coque orange « pépineuse » et comme Dali qui s’exclamait en 1968 « Je suis fou… du chocolat Lanvin ! » (afin de promouvoir le chocolat de la marque, c’était d’ailleurs la première fois qu’un artiste aussi célèbre passait à la télévision pour une publicité), nous on se déclare fou à lier, complétement dingue du potimarron !

Voici deux recettes testées et approuvées mettant (une fois encore) le potimarron à l’honneur, une petite folie par an pour ne pas devenir fou !

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Canelés au potimarron et au curry

-> Canelés au potimarron et au curry

Ingrédients :

  • 1 potimarron (pour réaliser la recette, nous avons besoin de 400g de purée)
  • 25cl de lait écrémé
  • 20 g de beurre mou
  • 60g de fécule de maïs
  • 1 pincée de curry

Préparation :

Détailler le potimarron, l’éplucher, ôter les graines et le couper en cubes. Faire cuire à la vapeur dans un autocuiseur 15 minutes à partir de la mise en route de la soupape; le potimarron doit être bien cuit pour être réduit en purée. Récupérer le potimarron et le passer au moulin à légumes pour le transformer en purée.

Préchauffer le four à 150°C (th.5). Dans un saladier, mélanger 400g de purée de potimarron avec deux oeufs, 25cl de lait demi-écrémé, 20g de beurre fondu, 60g de fécule de maïs et le curry. Faire reposer la pâte une nuit de préférence. Le lendemain, beurrer les moules à canelés et verser la préparation dedans. Faire cuire à four chaud pendant 1 heure. Démouler et les déposer sur une volette à pâtisserie.

-> Lasagnes au potimarron

Ingrédients :

  • 800g de potimarron
  • tranches de bacon
  • 1 oignon
  • 2 cuil. à soupe d’huile d’olive
  • 10 feuilles lasagnes
  • 500g de fromage blanc entier
  • Noix de muscade râpée
  • 80g de gruyère râpé
  • Beurre pour le plat
  • sel

Préparation :

1. Laver le potimarron et le couper en gros morceaux. Éplucher et ciseler l’oignon. Le faire fondre dans l’huile d’olive, puis ajouter les morceaux de potimarron et 50 cl d’eau. Faire cuire pendant 15 min, jusqu’à ce que le potimarron soit tendre.

2. Faire précuire les feuilles de lasagnes pendant 2 min dans un grand volume d’eau salée et les déposer au fur et à mesure sur un torchon humide.

3. Préchauffer le four à 180 °C (th. 6). Verser le fromage blanc dans un saladier, mélanger avec la noix de muscade et le gruyère.

4. Beurrer le plat à gratin et déposer 1 couche de feuilles de lasagnes, quelques tranches de bacon pour couvrir la surface. Alterner avec 1 couche de préparation au fromage blanc, le potimarron réduit en purée, 1 couche de pâte puis les tranches de bacon. Recommencer l’opération jusqu’en haut du plat à gratin. La dernière étape doit être, une couche de pâte et ensuite une dernière couche de purée puis de préparation au fromage blanc. Remettre un peu de gruyère râpé sur le dessus et enfourner pour 30 min.

Glasstress : le verre dans tous ses états

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Glasstress : White Light / White Heat, l’exposition organisée par Adriano Berengo et James Putnam dans le cadre de la Biennale de Venise, est ouverte au public depuis le 1er Juin et jusqu’au 24 Novembre 2013.

Le succès de Glasstress a commencé avec la Biennale en 2009 et réuni plus de 200 artistes. L’exposition se déroule dans trois endroits de la ville : le Palazzo Cavalli – Franchetti /Istituto Veneto di Scienze Lettere ed Arti (Campo S. Stefano), le Berengo Centre for Contemporary Art and Glass (Murano) et la Scuola Grande Confraternita di San Teodoro (San Marco).

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Des artistes de renommée internationale, des architectes, des designers qui expriment pensées et idées à travers l’utilisation des propriétés intrinsèques du verre. Au sens commun, le verre est un matériau ou un alliage dur, fragile car cassant et transparent à la lumière visible. Il provient de la force créatrice et destructrice du feu qui transforme les éléments chimiques de base en une substance malléable puis solide. En découle une variété illimitée de surfaces, couleurs, transparences et reflets qui intriguent les artistes et contribue de manière significative à la création d’œuvres uniques. Les œuvres sont la preuve positive des possibilités créatives illimitées inhérentes à ce médium.

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Les artistes en 2013

AES+F, Alice Anderson, Polly Apfelbaum, Ron Arad, Ayman Baalbaki, Miroslaw Balka, Rina Banerjee, Fiona Banner, Pieke Bergmans, Boudicca, Pedro Cabrita Reis, Loris Cecchini, Hussein Chalayan, Mat Chivers, Oliver Clegg, Mat Collishaw, Tracey Emin, Jan Fabre, Paul Fryer, Francesco Gennari, Recycle Group, Cai Guo-Qiang, Dmitri Gutov, Mona Hatoum, Stuart Haygarth, Charlotte Hodes, Shirazeh Houshiary, Shih Chieh Huang, John Isaacs, Michael Joo, Ilya&Emilia Kabakov, Kiki&Joost, Marta Klonowska, Joseph Kosuth, Tomas Libertiny, Hew Locke, Delphine Lucielle, Alastair Mackie, Jason Martin, Kris Martin, Oksana Mas, Whitney McVeigh, Aldo Mondino, Lucy Orta, Tony Oursler, Zak Ové, Mimmo Paladino, Cornelia Parker, Javier Pérez, Jaume Plensa, Karim Rashid, Ursula von Rydingsvard, Thomas Schutte, Joyce Scott, Conrad Shawcross, Sudarshan Shetty, Meekyoung Shin, Helen Storey, Tim Noble &Sue Webster, Zak Timan, Gavin Turk, Koen Vanmechelen, Anneliese Varaldiev, Joana Vasconcelos, Zhan Wang.

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Special Project : Ron Arad commissionné par Steinmetz Diamonds a créé spécifiquement pour Glasstress le projet ‘Last Train’.

Inspiré par un homme gravant un message sur la vitre d’un train avec une bague en diamant, Ron Arad a invité plusieurs amis artistes à faire de même. Il a conçu une bague de diamant sur une main prototype puis a établi le lien avec une application iPad de manière à former un outil de dessin. Une série de 12 gravures numériques constituent le projet ‘Last Train’.

Pour en apprendre + sur le projet: http://www.steinmetzdiamonds.com/last-train/Site de l’exposition: www.glasstress.org

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Simon Ma au Conservatorio B. Marcello

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Peintre, designer, architecte d’intérieur mais aussi musicien, Simon Ma est un homme à plusieurs casquettes, considéré comme une étoile montante de la création contemporaine chinoise. Originaire de Hong Kong, il a étudié en Grande-Bretagne et est aujourd’hui établi à Shanghai où il a ouvert sur Jiangxi Lu, « Ma-Design House », un restaurant-galerie d’art-club de jazz de 1500 m². A l’occasion de la biennale de Venise, il expose au Conservatorio B. Marcello.
Découvrez une brève interview de l’artiste en cliquant sur le lien suivant  (on ne se moque pas de l’accent de la journaliste… 😉 ) http://www.youtube.com/watch?v=I83Ph5HjZ9Y