Le Corbusier et Venise : une histoire d’amour contrariée

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Pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas Charles-Edouard Jeanneret alias Le Corbusier, voici un petit topo sur cet illustre architecte-urbaniste, à la fois décorateur, peintre, sculpteur, homme de lettres et amoureux du voyage. En 1964, invité à fournir un projet d’hôpital pour Venise, Le Corbusier saisit l’occasion d’exprimer sa vision de la modernisation du tissu urbain de la Sérénissime. Un projet monumental qui selon les dires de certains spécialistes, aurait pu marquer l’histoire de l’architecture au XXe siècle.

Le Corbusier est né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds (ville suisse du canton de Neuchâtel). Il est le fils de Georges Edouard Jeanneret, graveur et émailleur de montres, et de Marie Charlotte Amélie Jeanneret-Perret, musicienne.

En 1900, il débute sa carrière par une formation de peintre, graveur ciseleur et d’orfèvre à l’Ecole d’Art de son lieu de naissance, avant d’entrer au cours supérieur de décoration dirigé par Charles L’Eplattenier qui orientera Le Corbusier vers l’architecture. Les voyages formant la jeunesse, le jeune homme découvre l’Italie en 1907 et s’imprègnent de l’architecture de grandes villes (Milan, Florence, Sienne, Padoue, Venise,…). Lors d’un séjour à Vienne en 1908, il fréquentera Josef Hoffmann. A Lyon, il fera la connaissance de Tony Garnier et à Paris, il coudoiera Jourdain, Plumet, Sauvage, Grasset. L’année 1910 marque la première confrontation avec Mies Van der Rohe et Walter Gropius. En mai 1911, il partira de Dresde pour le voyage d’Orient (Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest, Tarnovo, Gabrovo, Kasanlik, Istanbul, le Mont Athos (21 jours), Athènes et l’Italie méridionale en compagnie de son ami, Auguste Klipstein, étudiant en histoire de l’art).

Des périples, Le Corbusier en fera beaucoup tout au long de sa vie. Cela lui permettra de nourrir sa réflexion sur la pratique architecturale et de côtoyer les plus grands artistes (tels que Moser, Klimt, Braque, Juan Gris, Picasso, Lipchitz, Léger, Ozenfant…), des célébrités (Joséphine Baker par exemple, rencontrée sur le bateau reliant Bordeaux à Rio) et d’illustres designers-architectes (Eileen Gray, Charlotte Perriand,…).

En 1919, il édite la revue « L’Esprit Nouveau » (collaboration avec Amédée Ozenfant et Paul Dermée) dans laquelle il publie ses concepts architecturaux avant-gardistes. Grâce à la théorie du « Modulor » (un mot-valise composé d’après « module » et « nombre d’or » ), développée en 1945, pour élaborer l’harmonie d’une architecture. Désormais, les proportions fixées (liées au nombre d’or) sont directement applicable en architecture et dans le domaine technique de manière universelle. Cette théorie déterminera ses futurs travaux d’architecte, de créateur de meubles et d’urbaniste.

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Le Modulor _ Le Corbusier
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Villa Savoye (Poissy) _ villa construite de 1929 à 1931
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Maison du Docteur Curutchet (La Plata, Argentine) _ maison construite entre 1949 et 1953
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Cité Radieuse (Marseille) _ résidence édifiée entre octobre 1947-octobre 1952
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Sanskar Kendra (Ahmedabad,Inde) _ Projet de Le Corbusier en 1956

Le Corbusier et le projet d’hôpital pour Venise

En 1962, Le Corbusier est invité à un congrès consacré aux problèmes urbanistiques de Venise. Un an plus tard, la ville organise un concours public pour un hôpital de 1200 lits qui doit être construit non loin de la gare ferroviaire. Aucune des propositions reçues ne sont jugées satisfaisantes et quelques mois plus tard, la ville de Venise demandera à l’architecte d’émettre lui aussi des propositions.

En 1964, Le Corbusier reçoit, à sa grande surprise, le fameux mandat. Son idée prend forme au cours de l’année 1964 et le projet est présenté à Venise en avril 1965. Il est, dès le début, exclu que Le Corbusier pourra présenter un bâtiment imaginé d’après le modèle d’une tour car le campanile doit rester l’unique élément vertical (c’est pourtant la typologie la plus adéquate pour autant de lits).

L’architecte choisit d’élever son hôpital en un seul plan. Il envoie au directeur une esquisse qui montre la grille vénitienne sans y faire apparaître l’hôpital puisque celui-ci se trouvera en osmose avec le tissu urbain (une manière de respecter la ville historique).

Dans une belle lettre qu’il écrit en 1964 au président des Hôpitaux civils de Venise, Carlo Ottolenghi, il déclare : «Un hôpital est une maison d’homme, comme le logis est aussi une ‘maison d’homme’. La clé étant l’homme : sa stature (hauteur), sa marche (l’étendue), son oeil (son point de vue), sa main, soeur de l’oeil. Tout le pychisme y est attaché en total contact. Ainsi se présente le problème. Le bonheur est un fait d’harmonie. Ce qui s’attachera au plan de votre hôpital s’étend à l’alentour : osmose. C’est par amour de votre ville que j’ai accepté d’être avec vous…»;

Le malade circulera donc dans l’hôpital comme dans la ville. Son projet s’inspire des établissements des XIVe et XVe siècles où chaque malade occupait une petite cellule. Pour obtenir une densité maximale, il compte supprimer les fenêtres extérieures au profit d’un éclairage zénithal et réaliser son programme, de manière horizontale, sur quatre niveaux :

1. les accès, l’administration, la cuisine;

2. les salles d’opération, les logements des sœurs;

3. les voies de communication et de distribution des services;

4. les sections des malades.

En 1965, le projet est d’abord accueilli avec enthousiasme par certains mais il sera vite contesté par les responsables de la Santé et des Travaux publics.

Le décès de Le Corbusier le 27 août 1967 sonnera le glas du projet de l’hôpital de Venise…

Sur la base de certaines suggestions émises lors du précédent refus, une deuxième version sera proposée en avec une capacité d’accueil réduite à 800 lits. Le projet se poursuivra en collaboration notamment avec Guillermo Jullian de la Fuente (architecte qui sera un temps, l’apprenti de Le Corbusier)  et José Oubrerie (architecte français qui fut l’assistant de Le Corbusier). Si les autorisations nécessaires sont obtenues, les autorités locales finiront par donner un non définitif.

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En ce moment même, à Marseille, l’exposition Le Corbusier et la question du brutalisme qui se tiendra jusqu’au 22 décembre 2013 au J1.

L’exposition est au J1
J1 est une gare maritime en béton armé mise à disposition par le Grand Port maritime de  Marseille pour les expositions  de la Capitale européenne  de la culture 2013

« Le Corbusier, figure emblématique de l’histoire de l’urbanisme et de l’architecture à Marseille, investit les vastes espaces du J1 ouverts sur la mer, un double symbole.Celui du rapport à la mer Méditerranée, comme « terre nourricière », dont l’ensemble de l’oeuvre de Le Corbusier porte la trace. Celui de l’univers des grands bateaux qui a habité son imaginaire et dont l’Unité d’Habitation de Marseille témoigne encore aujourd’hui. Avec la construction de la Cité Radieuse, c’est une nouvelle esthétique, celle du « brutalisme », que Le Corbusier va initier dans une démarche associant, autour de l’architecture et dans une même volonté, l’ensemble du champ des arts plastiques » (extrait du communiqué de presse).

Lovely Tearoom à Venise

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Tearoom Caffe Orientale, Rio Marin Santa Croce 888, 30135 Venise, Italie

Endroit idéal pour un déjeuner léger (tartes, quiches, cakes,…) ou un thé accompagné de délicieux scones l’après-midi. Les végétariens surtout apprécieront les soupes et le petit pain maison ou les mets un peu épicés à base de légumes. Les produits sont très frais et cela se sent. Le charme du lieu et la convivialité du petit couple anglais donne envie de s’installer pour plusieurs heures au chaud. Coup de coeur pour le crumble aux pommes servi avec son petit pot de crême fraîche (en option) ou encore le gâteau tout moelleux au chocolat et poires…

Pour ceux qui souhaiteraient tenter la recette à la maison, c’est pas bien compliqué !

Ingrédients :

  • 200 g de chocolat noir fondant
  • 150 g de beurre
  • 120 g de sucre en poudre
  • 3 oeufs
  • 130 g de farine
  • 2 cuillerées de levure chimique
  • 1 cuillerée d’extrait de vanille
  • 3 grosses poires bien mûres
  • pépites au chocolat noir

Préparation :

Faire fondre le chocolat et le beurre. Verser dans un saladier et ajouter le sucre, l’extrait de vanille et les pépites de chocolat. Bien mélanger. Séparer les blancs des jaunes d’œufs et ajouter les jaunes au mélange. Ajouter la farine et la levure tout en continuant de mixer. Battre les blancs d’œufs en neige et les incorporer délicatement au mélange. Couper les poires en petits dès et les ajouter à la préparation. Beurrer un moule à manqué et y verser la préparation. Faire cuire 35 min au four à 180°C (thermostat 6).

Les nourritures réconfortantes du photographe Henry Hargreaves

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Première exposition du photographe à franchir les frontières des États-Unis, «No seconds – Comfort Food e Fotografia» est l’occasion d’aborder les photographies extravagantes d’Henry Hargreaves, ancien modèle devenu photographe, connu et apprécié pour ses recherches sur la relation entre l’alimentation et la photographie.

L’esposition se déroule sur fond d’ancien asile psychiatrique transformé aujourd’hui en musée de la Folie. Un cloître et une belle église complètent l’offre culturelle de l’île de San Servolo qui est désormais considérée comme l’un des principaux centres de conférences et de formations de la ville de Venise.

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Henry Hargreaves est né à Christchurch en Nouvelle Zélande. Il a travaillé comme modèle, pour les plus prestigieuses Maisons de couture du monde entier, avec des îcones de la photographie telles que Stephen Meisel, Mario Testino et Richard Avedon.

Les grands voyages et son immersion dans le monde de la mode ont alimenté sa passion pour la photographie jusqu’à son déménagement à New York où il vit et travaille encore aujourd’hui. Depuis lors, il s’est affirmé comme photographe avec des images divertissantes, créatives et parfois provocatrices. Il a récemment collaboré avec de grands noms comme Ralph Lauren, Sagmeister, Walsh, GQ, V, New York Times et Vice.

Au premier étage, on trouve les différentes œuvres du projet ‘No seconds’, où Henry Hargreaves a immortalisé le dernier souper de certains prisonniers condamnés à mort dans les prisons américaines.

Le lien entre San Servolo – Musée de la Folie et les photos d’Hargreaves devient à cette occasion plus intense, rappelant aux visiteurs la notion mélancolique d’emprisonnement.

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Drôles et provocatrices mais aussi intenses et originales, les photographies de Henry Hargreaves avec iPad et iPhone frits, pizzas, hamburgers brûlés, pancakes arc en ciel ont fait le tour du monde. Au rez-de-chaussée, quelques photographies de la série ‘Band riders’ immortalisent les demandes farfelues faites par des stars avant leur entrée en scène.

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Museo della Follia – Isola di San Servolo, Venezia

Pour tout savoir sur la programmation complète : www.sanservolo.provincia.venezia.it

Découvrez le site internet de l’artiste: henryhargreaves.com

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Mode, art, architecture, design : la créativité n’a pas de frontières.

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Officine904 est la rencontre entre deux mondes : l’architecture et la mode. Une créativité orientée par le passé, interprétant des formes communes souvent non valorisées.

En unissant leurs passions, Paolo Porcu Rodriguez et Silvia Pavanello ont donné naissance à un studio de création tourné vers le design d’intérieur et la mode. ‘The Place’ donnant une âme à ce projet évolutif est une ancienne usine faite de briques rouges trônant au milieu de la campagne en Toscane. Espace pur et essentiel à leurs créations dont ils se servent aussi régulièrement pour des événements comme pour la présentation de leurs nouvelles idées.

En 2010, Officine904 a ouvert son premier magasin à Pienza, une petite ville se trouvant dans la province de Sienne et très appréciée de la clientèle étrangère.

Pas même un an plus tard, c’est l’ouverture d’un second magasin dans le sillage de la première boutique. Officine904 s’implante à Venise avec Omar Pavanello. Un bel exemple de qualité italienne pour des produits uniques.

 

Officine904 San Polo 2671, Venezia (tra S.Maria dei Frari e Campo San Polo) www.officine904.it

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à noter : la moquette couleur gazon retrouvée chez Saint Maclou et Leroy Merlin pour un effet jardin.

 

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Glasstress : le verre dans tous ses états

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Glasstress : White Light / White Heat, l’exposition organisée par Adriano Berengo et James Putnam dans le cadre de la Biennale de Venise, est ouverte au public depuis le 1er Juin et jusqu’au 24 Novembre 2013.

Le succès de Glasstress a commencé avec la Biennale en 2009 et réuni plus de 200 artistes. L’exposition se déroule dans trois endroits de la ville : le Palazzo Cavalli – Franchetti /Istituto Veneto di Scienze Lettere ed Arti (Campo S. Stefano), le Berengo Centre for Contemporary Art and Glass (Murano) et la Scuola Grande Confraternita di San Teodoro (San Marco).

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Des artistes de renommée internationale, des architectes, des designers qui expriment pensées et idées à travers l’utilisation des propriétés intrinsèques du verre. Au sens commun, le verre est un matériau ou un alliage dur, fragile car cassant et transparent à la lumière visible. Il provient de la force créatrice et destructrice du feu qui transforme les éléments chimiques de base en une substance malléable puis solide. En découle une variété illimitée de surfaces, couleurs, transparences et reflets qui intriguent les artistes et contribue de manière significative à la création d’œuvres uniques. Les œuvres sont la preuve positive des possibilités créatives illimitées inhérentes à ce médium.

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Les artistes en 2013

AES+F, Alice Anderson, Polly Apfelbaum, Ron Arad, Ayman Baalbaki, Miroslaw Balka, Rina Banerjee, Fiona Banner, Pieke Bergmans, Boudicca, Pedro Cabrita Reis, Loris Cecchini, Hussein Chalayan, Mat Chivers, Oliver Clegg, Mat Collishaw, Tracey Emin, Jan Fabre, Paul Fryer, Francesco Gennari, Recycle Group, Cai Guo-Qiang, Dmitri Gutov, Mona Hatoum, Stuart Haygarth, Charlotte Hodes, Shirazeh Houshiary, Shih Chieh Huang, John Isaacs, Michael Joo, Ilya&Emilia Kabakov, Kiki&Joost, Marta Klonowska, Joseph Kosuth, Tomas Libertiny, Hew Locke, Delphine Lucielle, Alastair Mackie, Jason Martin, Kris Martin, Oksana Mas, Whitney McVeigh, Aldo Mondino, Lucy Orta, Tony Oursler, Zak Ové, Mimmo Paladino, Cornelia Parker, Javier Pérez, Jaume Plensa, Karim Rashid, Ursula von Rydingsvard, Thomas Schutte, Joyce Scott, Conrad Shawcross, Sudarshan Shetty, Meekyoung Shin, Helen Storey, Tim Noble &Sue Webster, Zak Timan, Gavin Turk, Koen Vanmechelen, Anneliese Varaldiev, Joana Vasconcelos, Zhan Wang.

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Special Project : Ron Arad commissionné par Steinmetz Diamonds a créé spécifiquement pour Glasstress le projet ‘Last Train’.

Inspiré par un homme gravant un message sur la vitre d’un train avec une bague en diamant, Ron Arad a invité plusieurs amis artistes à faire de même. Il a conçu une bague de diamant sur une main prototype puis a établi le lien avec une application iPad de manière à former un outil de dessin. Une série de 12 gravures numériques constituent le projet ‘Last Train’.

Pour en apprendre + sur le projet: http://www.steinmetzdiamonds.com/last-train/Site de l’exposition: www.glasstress.org

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Simon Ma au Conservatorio B. Marcello

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Peintre, designer, architecte d’intérieur mais aussi musicien, Simon Ma est un homme à plusieurs casquettes, considéré comme une étoile montante de la création contemporaine chinoise. Originaire de Hong Kong, il a étudié en Grande-Bretagne et est aujourd’hui établi à Shanghai où il a ouvert sur Jiangxi Lu, « Ma-Design House », un restaurant-galerie d’art-club de jazz de 1500 m². A l’occasion de la biennale de Venise, il expose au Conservatorio B. Marcello.
Découvrez une brève interview de l’artiste en cliquant sur le lien suivant  (on ne se moque pas de l’accent de la journaliste… 😉 ) http://www.youtube.com/watch?v=I83Ph5HjZ9Y

 

Aujourd’hui on cuisine le poulpe !

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 Salade de poulpe pour 5 personnes

Ingrédients:

1 poulpe 1/1,2 kg

1 pomme de terre 300 grs

3 branches de céleri

1/4 d’un bouquet de persil

1/2 tasse d’huile d’olive extra vierge

1/8 tasse de vinaigre de vin blanc

1/8 tasse de jus de citron

Une petite branche de laurier

1 cuill. à café de tabasco

1 bouquet garni

sauce soja

sel & poivre

Préparation:

La veille : vider le poulpe. Séparer les tentacules de la tête avec une paire de grands ciseaux (couper juste sous les yeux), retirer le bec du milieu des tentacules en le poussant avec le doigt de l’extérieur vers l’intérieur, puis vider la poche en arrachant les ligaments. Mettre les tentacules et la poche à congeler 1 nuit.

Le lendemain : décongeler le poulpe dans l’eau tiède. Remplir une grande marmite d’eau froide (au moins 4 litres), y mettre le poulpe, un bouquet garni, le vinaigre de vin blanc, du laurier.

Chauffer à feu vif jusqu’à que l’eau frémisse, puis baisser le feu et laisser cuire doucement 40 minutes. L’eau ne doit jamais bouillir !

Au terme de la cuisson, passer le poulpe sous l’eau froide et séparer les tentacules avec une paire de ciseaux. Les nettoyer en les frottant doucement à la main sous l’eau pour éliminer la peau et toutes les parties gluantes. Couper chaque tentacule en morceaux et faire de même avec la poche.

Dans un saladier, mettre les morceaux de poulpe, l’ail coupé en brunoise, le céleri coupé en petits morceaux, le jus de citron, le tabasco, la sauce soja, une partie du persil haché, saler, poivrer et remplir le saladier à moitié d’huile d’olive. Mélanger et faire mariner au moins 3 heures au frigo en remuant de temps en temps.

Au moment de dresser l’assiette : ajouter les pommes de terre épluchées, tout juste tièdes ou froides et coupées en morceaux puis le reste du persil.

Servir très frais.

Merci à Ricardo Manzanilla, le chef vénézuélien du restaurant Luna Sentada qui nous a si bien accueilli et montré tout son savoir-faire. Le restaurant s’est emparé du thème de Marco Polo et propose toute l’année une cuisine variée auour de spécialités italiennes avec des accents asiatiques. Il y a aussi une jolie carte de tapas aux multiples influences. Le lieu est assez réduit donc n’hésitez pas à réserver. Petite terrasse très sympa donnant sur un des nombreux canaux.

Sestiere Castello 5018 | Campo San severo, 30122 Venise, Italie (San Marco)

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Merci à Elena Valdré pour les photos de cet article

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Une Enoteca dans le Cannaregio à Venise avec un propriétaire convivial et sympatique qui fait facilement la causette en vous expliquant les produits locaux et la sélection des vins qu’il propose. Une belle adresse où se rendre absolument !

 Casa Mattiazzi di Pecher Heidrun _ Vini e Spumanti 30121 Venezia – Cannaregio, 1116

 

Café de la Sposa

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Encore un lieu à ne pas manquer… Que l’on habite la cité des Doges ou que l’on soit de passage pour quelques jours, le Cafe de la Sposa est une véritable institution vénitienne implantée depuis 1930. Vous trouverez une grande variété de cafés produits dans le monde. Je vous conseille particulièrement d’essayer le cappucino Blue Montain de Jamaïque ou encore le granité café fait maison que le patron sert généreusement nappé de crême fouettée. Vous pouvez évidemment dire N.O.N à la « panna » en cas de diète mais il va falloir faire preuve d’une grande volonté !

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Pour la petite histoire, le nom provient d’un fait divers inventé pour participer à la poésie du lieu : une splendide jeune femme vénitienne, prénommée Ninetta, était sur le point de se marier quand elle se retrouva prise de panique le matin des noces. Elle appela sa mère auprès d’elle et cette dernière la rassura :

_  » N’aies pas peur Ninetta, hier je suis allée chez Camillo, le torréfacteur de Venise. Il savait que tu devais te marier et il m’a donné un mélange de café fait spécialement pour toi. »

C’est ainsi que la future mariée prit la force du café et le café prit la douceur de la jeune femme.

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Cafe de la Sposa. Fondamenta Ormesini 2804 Cannaregio – 30121 Venezia

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