Je suis fou… du potimarron !

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Lasagnes au potimarron

Il y a des addictions naissantes dont on ne parvient jamais à se défaire facilement…

Celle du « cucurbitophile » est un vieux mal qui revient de manière chronique à chaque saison. En dépit de toute bonne volonté, quand la dépendance nous tient, les conséquences sont terribles pour soi ou pour l’entourage car avec le temps, la pathologie s’installe.

Au début, on n’est pas préoccupé, ce n’est qu’une petite fascination bénigne : on repeint les murs de la cuisine en orange, on décore la maison de coloquintes, Indian mix, Griffes du diable, Col de cygne, Courges galeuses, Calebasses, Massues, Gourdes, Matraque et autres… L’enchantement prend dans des corbeilles suspendues, dans des paniers colorés présentés sur la table du living-room, dans le jardin-potager.

Rapidement le dérèglement arrive sans que l’on s’en aperçoive, le quotidien s’envahit de manies, on mange orange (des oranges pour la vitamine C par exemple, des carottes ou de la papaye séchée), on prend un forfait mobile et internet Orange (on arrête le rose), on adore le vintage des années 70, on se rêve habiter dans une « maison futuro » de Matti Suuronen. La jouissance touche tous les sens en même temps que la pathologie s’insinue sournoisement dans la vie, sans un son, juste celui du dispositif hydroponique qui permet de cultiver ses propres cucurbitacées dans les placards.

Vite, on combat ce que l’on nomme encore « habitudes » et cela génère de la frustration. Vient alors le temps des passages à l’acte et à bride abattue, on fait un saut à la fête de la courge du village voisin puis dans tous les villages de France (avec l’aggravation des symptômes on est prêt à courir 2000 km pour y assister). La nuit, on rêve à la plupart des variétés consommables qu’on pourra cuisiner le lendemain : Butternut, Courge spaghetti, Giraumon, Pâtisson, Potimarron, Melon jaune, … sont des noms qui résonnent en nous. Le jour, on est fatigué, éreinté physiquement et psychologiquement. Sans raison, on se renferme, on reste chez soi à pianoter nerveusement sur son ordinateur, des journées entières s’écoulent sur des sites internet tels que Marmiton ou Pinterest afin de suivre les nouvelles tendances, de commenter les dernières photos ajoutées montrant un potiron sous toutes ses coutures.

La situation nous échappe complètement le jour où l’on traite le facteur de « melon », la femme de ménage de « courge » ou même son mari de « vieux cornichon aigre ». L’aliénation est là, née dans les tréfonds d’une coque orange « pépineuse » et comme Dali qui s’exclamait en 1968 « Je suis fou… du chocolat Lanvin ! » (afin de promouvoir le chocolat de la marque, c’était d’ailleurs la première fois qu’un artiste aussi célèbre passait à la télévision pour une publicité), nous on se déclare fou à lier, complétement dingue du potimarron !

Voici deux recettes testées et approuvées mettant (une fois encore) le potimarron à l’honneur, une petite folie par an pour ne pas devenir fou !

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Canelés au potimarron et au curry

-> Canelés au potimarron et au curry

Ingrédients :

  • 1 potimarron (pour réaliser la recette, nous avons besoin de 400g de purée)
  • 25cl de lait écrémé
  • 20 g de beurre mou
  • 60g de fécule de maïs
  • 1 pincée de curry

Préparation :

Détailler le potimarron, l’éplucher, ôter les graines et le couper en cubes. Faire cuire à la vapeur dans un autocuiseur 15 minutes à partir de la mise en route de la soupape; le potimarron doit être bien cuit pour être réduit en purée. Récupérer le potimarron et le passer au moulin à légumes pour le transformer en purée.

Préchauffer le four à 150°C (th.5). Dans un saladier, mélanger 400g de purée de potimarron avec deux oeufs, 25cl de lait demi-écrémé, 20g de beurre fondu, 60g de fécule de maïs et le curry. Faire reposer la pâte une nuit de préférence. Le lendemain, beurrer les moules à canelés et verser la préparation dedans. Faire cuire à four chaud pendant 1 heure. Démouler et les déposer sur une volette à pâtisserie.

-> Lasagnes au potimarron

Ingrédients :

  • 800g de potimarron
  • tranches de bacon
  • 1 oignon
  • 2 cuil. à soupe d’huile d’olive
  • 10 feuilles lasagnes
  • 500g de fromage blanc entier
  • Noix de muscade râpée
  • 80g de gruyère râpé
  • Beurre pour le plat
  • sel

Préparation :

1. Laver le potimarron et le couper en gros morceaux. Éplucher et ciseler l’oignon. Le faire fondre dans l’huile d’olive, puis ajouter les morceaux de potimarron et 50 cl d’eau. Faire cuire pendant 15 min, jusqu’à ce que le potimarron soit tendre.

2. Faire précuire les feuilles de lasagnes pendant 2 min dans un grand volume d’eau salée et les déposer au fur et à mesure sur un torchon humide.

3. Préchauffer le four à 180 °C (th. 6). Verser le fromage blanc dans un saladier, mélanger avec la noix de muscade et le gruyère.

4. Beurrer le plat à gratin et déposer 1 couche de feuilles de lasagnes, quelques tranches de bacon pour couvrir la surface. Alterner avec 1 couche de préparation au fromage blanc, le potimarron réduit en purée, 1 couche de pâte puis les tranches de bacon. Recommencer l’opération jusqu’en haut du plat à gratin. La dernière étape doit être, une couche de pâte et ensuite une dernière couche de purée puis de préparation au fromage blanc. Remettre un peu de gruyère râpé sur le dessus et enfourner pour 30 min.

Un automne tout chou

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La saison froide et pluvieuse s’étant clairement installée parmi nous, l’air du temps fait songer à une paire de pantoufles roses et moelleuses et à des petits plats chauds devant un navet. Comme les métabolismes se ramollissent, l’oisiveté s’installe et l’inspiration en cuisine nous porte vers des soupes en brique Nkorr à réchauffer 5 minutes au micro-onde. Quel dommage quand on sait qu’en 20 minutes de préparation seulement, une bonne ‘soupe aux choux’ est possible ! Bah oui… pourquoi pas ?  Le rustique a du bon parfois.

Ingrédients :

  • – 1 chou vert de taille moyenne
  • – 3 carottes
  • – 3 pommes de terre
  • – 2 navets
  • – une saucisse de Morteau
  • – un morceau de lard fumé
  • – sel et poivre noir en grains
  • – un oignon piqué de 2 clous de girofle
  • – thym
  • – laurier
  • – 2 Kub Or – Maggi

Préparation :

Mettre de l’eau à bouillir et y blanchir le chou pendant 3 – 4 minutes. Éplucher et couper les légumes en morceaux. Quand le chou a refroidi, le couper en morceaux. Vient ensuite le moment le plus épineux de la recette… Remplir d’eau une marmite jusqu’à sa moitié et y mettre tous les légumes ainsi que le sel, le poivre, le thym, l’oignon, le laurier, la saucisse de Morteau, le lard et les 2 Kub Or. Laisser mijoter 1 heure à feu doux.

Lovely Tearoom à Venise

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Tearoom Caffe Orientale, Rio Marin Santa Croce 888, 30135 Venise, Italie

Endroit idéal pour un déjeuner léger (tartes, quiches, cakes,…) ou un thé accompagné de délicieux scones l’après-midi. Les végétariens surtout apprécieront les soupes et le petit pain maison ou les mets un peu épicés à base de légumes. Les produits sont très frais et cela se sent. Le charme du lieu et la convivialité du petit couple anglais donne envie de s’installer pour plusieurs heures au chaud. Coup de coeur pour le crumble aux pommes servi avec son petit pot de crême fraîche (en option) ou encore le gâteau tout moelleux au chocolat et poires…

Pour ceux qui souhaiteraient tenter la recette à la maison, c’est pas bien compliqué !

Ingrédients :

  • 200 g de chocolat noir fondant
  • 150 g de beurre
  • 120 g de sucre en poudre
  • 3 oeufs
  • 130 g de farine
  • 2 cuillerées de levure chimique
  • 1 cuillerée d’extrait de vanille
  • 3 grosses poires bien mûres
  • pépites au chocolat noir

Préparation :

Faire fondre le chocolat et le beurre. Verser dans un saladier et ajouter le sucre, l’extrait de vanille et les pépites de chocolat. Bien mélanger. Séparer les blancs des jaunes d’œufs et ajouter les jaunes au mélange. Ajouter la farine et la levure tout en continuant de mixer. Battre les blancs d’œufs en neige et les incorporer délicatement au mélange. Couper les poires en petits dès et les ajouter à la préparation. Beurrer un moule à manqué et y verser la préparation. Faire cuire 35 min au four à 180°C (thermostat 6).

Soupe de courge d’automne

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Les sanglots longs

Des violons

De l’automne

Blessent mon cœur

D’une langueur

Monotone.

Tout suffoquant

Et blême quand,

Sonne l’heure,

De mijoter une petite soupe de courge

pour pimenter l’automne !

Pour réaliser cette recette ultra facile, il nous faut 10 minutes de préparation, 30 minutes de cuisson à l’autocuiseur et quelques ingrédients.

Ingrédients :

– 1 kg de courge

– 1 gousse d’ail

–  2 oignons

– 2 pommes Granny

– 3 cm de racine de gingembre

– 1 cuillerée à café de curry

– sel, poivre, huile d’olive

Préparation :

Dans la cocotte-minute, on verse une cuillère à soupe d’huile d’olive et on y fait revenir les oignons émincés. On ajoute ensuite successivement les pommes épluchées (coupées en morceaux), le gingembre râpé, la gousse d’ail et le curry. On fait revenir le tout 2-3 minutes puis on ajoute la courge épluchée et coupée. On remue, on verse environ 1 litre d’eau et deux cubes de bouillon de volaille.

On ferme la cocotte-minute et laisse mijoter 30 min. Dès que la soupape tourne, on ouvre, mélange, rectifie l’assaisonnement, goûte et quand la poésie s’en mêle, on pleure tellement c’est bon….

 

Tailler une bavette chez Le Barbier lillois

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Le Barbier Lillois est installé au cœur du Vieux-Lille dans un lieu qui dissimule quelques secrets historiques. La boutique & son restaurant proposent de belles pièces de viandes ainsi que des spécialités qui font la richesse de la gastronomie flamande : le Potjevlesch, la carbonnade flamande ou encore le Welsh. Des noms certes un peu exigeants la première fois que l’on se pique de pouvoir les prononcer…

Pour la petite histoire, la restauration de cette maison a permis de mettre en évidence sur toute la façade en grès des peintures uniques représentants des Fleurs de Lys et des Plats à Barbe datant du début du XVIIIème Siècle. Ces dernières servaient d’authentiques enseignes à un BarbierPerruquier (d’où le nom du resto…) du nom de Guillaume François LELEU qui y exerça son activité de Maître Perruquier de 1726 à 1740. Elles sont le témoignage d’un de ces Métiers qui étaient exercés au début du XVIIIème Siècle, rue Saint Pierre à Lille, rebaptisée après la Révolution rue de la Monnaie.

Grâce à l’étude des éléments, parfois des fragments qui subsistaient, la façade a pu être restaurée telle qu’elle apparut pour la première fois en 1726.

69 Rue de la Monnaie  59000 Lille www.le-barbier-lillois.com

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Aujourd’hui on cuisine le poulpe !

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 Salade de poulpe pour 5 personnes

Ingrédients:

1 poulpe 1/1,2 kg

1 pomme de terre 300 grs

3 branches de céleri

1/4 d’un bouquet de persil

1/2 tasse d’huile d’olive extra vierge

1/8 tasse de vinaigre de vin blanc

1/8 tasse de jus de citron

Une petite branche de laurier

1 cuill. à café de tabasco

1 bouquet garni

sauce soja

sel & poivre

Préparation:

La veille : vider le poulpe. Séparer les tentacules de la tête avec une paire de grands ciseaux (couper juste sous les yeux), retirer le bec du milieu des tentacules en le poussant avec le doigt de l’extérieur vers l’intérieur, puis vider la poche en arrachant les ligaments. Mettre les tentacules et la poche à congeler 1 nuit.

Le lendemain : décongeler le poulpe dans l’eau tiède. Remplir une grande marmite d’eau froide (au moins 4 litres), y mettre le poulpe, un bouquet garni, le vinaigre de vin blanc, du laurier.

Chauffer à feu vif jusqu’à que l’eau frémisse, puis baisser le feu et laisser cuire doucement 40 minutes. L’eau ne doit jamais bouillir !

Au terme de la cuisson, passer le poulpe sous l’eau froide et séparer les tentacules avec une paire de ciseaux. Les nettoyer en les frottant doucement à la main sous l’eau pour éliminer la peau et toutes les parties gluantes. Couper chaque tentacule en morceaux et faire de même avec la poche.

Dans un saladier, mettre les morceaux de poulpe, l’ail coupé en brunoise, le céleri coupé en petits morceaux, le jus de citron, le tabasco, la sauce soja, une partie du persil haché, saler, poivrer et remplir le saladier à moitié d’huile d’olive. Mélanger et faire mariner au moins 3 heures au frigo en remuant de temps en temps.

Au moment de dresser l’assiette : ajouter les pommes de terre épluchées, tout juste tièdes ou froides et coupées en morceaux puis le reste du persil.

Servir très frais.

Merci à Ricardo Manzanilla, le chef vénézuélien du restaurant Luna Sentada qui nous a si bien accueilli et montré tout son savoir-faire. Le restaurant s’est emparé du thème de Marco Polo et propose toute l’année une cuisine variée auour de spécialités italiennes avec des accents asiatiques. Il y a aussi une jolie carte de tapas aux multiples influences. Le lieu est assez réduit donc n’hésitez pas à réserver. Petite terrasse très sympa donnant sur un des nombreux canaux.

Sestiere Castello 5018 | Campo San severo, 30122 Venise, Italie (San Marco)

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Merci à Elena Valdré pour les photos de cet article