Des conseils mode pour ne plus manquer de piquant !

Une fille qui a du piquant suscite de l’intérêt et non pas de la curiosité… fini le dos vouté, la tête et les épaules rentrées, la démarche mal assurée et le verbiage mou. Il faut réveiller la diva lumineuse qui sommeille et être tout aussi à l’aise en sauvageonne, les pieds nus, qu’en talons aiguilles ! Mais comment faire lorsque 2cm au dessus du sol se révèlent déjà être un calvaire pour nos petits petons tout ronds et notre allure? Voici quelques pour y arriver.

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ça c’était vous AVANT…

1er conseil mode : on n’a pas d’allure si l’on ne montre pas un peu de culture

Pour gagner en assurance et prendre de la hauteur, il faut faire travailler sa tête. Pourquoi pas le faire en mémorisant quelques lignes d’histoire de la mode. En France, les talons dateraient de 1533 lorsque Catherine de Médicis les fit venir d’Italie à l’occasion de son mariage avec le duc d’Orléans. Cette excentricité de l’époque fit mouche car toutes les belles de la cour voulurent l’imiter. Si les dames ont souvent eu la part belle question mode et chaussures, les hommes ne sont pourtant pas en reste. On dit même que Louis XIV surfait sur les tendances du 17ème s. en portant des talons de bois de 10 à 12 cm de hauteur et recouverts de cuir rouge. Alors mesdames, si le souverain français pouvait déambuler avec confiance sur des talons archaïques : pourquoi pas vous ?

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Encore plus AVANT…

2ème conseil mode : marcher en talons, oui mais avec élégance !

Vous souhaitez marteler le sol d’un coup sec avec vos chaussures plateformes, vous dandiner sur des rythmes latins et faire virevolter votre jupette campée sur des chaussures hautes de 12 cm : c’est possible !  Les jolies gambettes ou  talons academy organisent des programmes d’entrainement personnalisés, avec votre bande de copines ou seule, dans des lieux sympas de votre ville. Selon les prestations proposées, la Coach talon ou les dresseuses de stilettos vous apprendront à vous maintenir et à choisir les bonnes chaussures en fonction de votre morphologie de pied. Votre démarche sera analysée, vos défauts diagnostiqués et améliorés, des exercices de musculation vous seront aussi prescrits. Les cours sont souvent pris à raison d’1h30 par semaine. On vous offrira parfois un audit de votre garde robe. Chaque millimètre de votre penderie sera alors passé au crible et avec quelques conseils mode vous deviendrez très vite une petite bombe à talons!

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Un peu d’aide ?

Toutes ces acquisitions digérées, il ne restera plus qu’à se lancer et très vite la grande question changera pour « comment garder ses talons au pied toute la journée ? ».

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Bravo, vous êtes en progrès !

 3ème conseil mode : si rien ne marche, compenser en achetant une paire de talons scandaleusement onéreuse !

Vous avez tout essayé pour prendre de la hauteur puis marcher en ayant l’air digne. Malgré tous vos efforts et achats de pansements ampoules ou de gels de silicone, rien n’y fait… Pas de problème ! La solution est de dynamiter votre budget chaussures et d’acquérir une paire qui flamboiera à vos pieds alors que vous resterez assise (une paire de ballerines planquée dans votre sac à main). Pour vous aider, jetez un œil sur les créations de maîtres tels Christian Louboutin, Roger Vivier, Pierre Hardy, Charles Jourdain, Robert Clergerie, qui ont su perpétuer la tradition de la chaussure française et la rendre encore plus désirable.

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Erwin Blumenfeld au Jeu de paume à paris jusqu’au 26 janvier 2014

La chaussure : une passion française ou de la dynamite pour son budget

On en a dit beaucoup au sujet de la chaussure : objet de convoitise et de séduction, parfois objet d’art, la chaussure attise aussi les flambages de cartes bleues. Saviez-vous que les françaises achètent en moyenne 6 paires de chaussures par an ? En chiffres, le monde de la chaussure en France c’est 22,5 millions de paires produites, 89 millions d’Euros de chiffre d’affaire pour la production française, 86 millions de paires de chaussures exportées et 2 milliards d’Euros rapportés par le commerce extérieur. Le marché (ventes aux consommateurs) indique  8,7 milliards d’Euros de chiffre d’affaire. Tout cet argent dépensé quand on sait pertinemment que malgré les cours d’entrainement, nos efforts de musculation, nos pansements ampoules ou nos gels de silicone on finira la soirée à marcher pieds nus, les escarpins à la main…

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Le pain d’épices de la dentellière

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Un cri du ventre, c’est l’alerte. Les gars posent les outils massifs un à un dans un recoin de l’atelier. Nos pérégrinations commencent au fond d’une rade, dans un hangar à bateau et se poursuivent dans Barquerolles. Les bras ballants, le pas lourd et fatigué d’avoir commencé aux aurores, ballotés qu’on est par le souffle chaud du vent du midi. On remonte à travers le village, les sens aux aguets. On entend le pleur du goéland et les cris de deux cormorans qui se chamaillent une arête sur le parvis de l’église. Il est 10h. L’air marin n’est que sonorités. On a faim. Des gargouillis, on décide de s’installer à la terrasse de l’Escale pour la pause.  Le délicieux fumé des marmites sur le feu s’invite dans nos narines. On goûte déjà rien qu’à imaginer. Un poisson se grille tranquillement sur une surface chaude. Les serveurs s’agitent pour midi. Les nappes se tendent, les doigts se tordent pour faire tenir ensemble assiettes, salières et poivriers, corbeilles à pains, d’autres éléments servant à dresser les tables rapidement. Le vent renverse un pichet et l’eau se répand par de fines rigoles. On fait trinquer les verres et on agite les couverts. Bientôt les clients viendront et les estomacs se rempliront de mets panachés, de spécialités provençales, de la cuisine ensoleillée du sud.

Le marché de la place est animé mais les racontars sont couverts par le son des répétitions d’un orchestre du village, un mélange de Rocksteady jamaïcain et de Funk de la nouvelle Orléans. On s’assoit sur la terrasse, aux tables laissées libres sous la treille. De nerveux petits raclements de gorge nous saisissent par derrière. Le serveur gobe discrètement une pastille de miel et prend nos ordres. Rien n’a d’importance sauf l’heure et le ventre creux.

La vue, un grand rectangle entre les murs jaunis des maisons du village, donne sur la mer. On est attendri par la beauté cristalline et fragile du paysage qui nous incite à la paresse. Le jour muri, l’incandescence des chaises attaque nos avants-bras et les mollets.

Le clocher sonne midi. Surprise. On se dandine maintenant en cadence tellement c’est chaud. Le patron de l’Escale descend un store pour rendre l’air plus respirable. On devine les Pins d’Alep qui bordent le village. Plus loin le maquis à arbousier et la bruyère s’accroche sur les rochers. L’extérieur est pourtant rempli de senteurs orientales. Je me retourne. La ruine toute noire du fort Saint Barbe se dresse au loin. A côté de nous, sur une autre terrasse de café, dans un décor plus raffiné, une petite vieille est assise seule. Une dentellière au dos courbé. Recroquevillée, elle a posé une paire de ciseaux sur le tissu ajouré et s’applique à boire son thé au lait sans renverser, les mains en pinces, certainement déformées par l’arthrose. On a posé un grand pain d’épices près d’elle et trois mandarines.

Pour la recette de pain d’épices, j’ai tenté celle du blog Papille&Pupilles. Je l’ai ensuite décoré d’un mélange d’oranges confites (coupées en petits morceaux) et de perles de sucre.

La Cité de l’architecture et du patrimoine célèbre l’Art Déco !

L’exposition « 1925, quand l’Art Déco séduit le monde » est la première depuis 1975 à rendre hommage à cette esthétique qui a su unir des créateurs du monde entier. L’année 1925 fait écho à l’exposition internationale qui se déroula cette année là. Un événement majeur qui participa à la propagation mondiale du style.

Mercredi matin 11h tapante, les portes de la Cité de l’architecture et du patrimoine s’ouvrent et déjà une cinquantaine d’oisifs se pressent jusqu’aux guichetiers, encore habités à cette heure d’une humeur sombre. Le billet en main, ils s’élancent dans une course contre leur ombre. Les uns après les autres, ils se précipitent dans le couloir menant jusqu’à la ligne de départ de l’exposition.

Passons l’introduction très pédagogique, comparant Art Nouveau et Art Déco, deux styles ayant émergé dans un mouchoir de poche temporel et présentant parfois quelques similitudes troublantes. L’exposition en elle-même s’articule en une suite de salles thématiques qui s’attachent à démontrer les clés du succès international du style Art Déco.

La première salle exhibe les figures importantes de la création française dont les réalisations des années 1910 portent, déjà, les caractéristiques de l’Art Déco. Sur les cartels, on peut lire le nom des architectes Henri Sauvage et Auguste Perret, le décorateur André Véra, le couturier Paul Poiret ou le créateur Jacques-Emile Ruhlmann.

Paul Poiret

Paul Poiret

Dès 1920, le style Art Déco se répand dans un contexte marqué par les progrès techniques et technologiques (aviation, automobile, radio, cinéma muet). Les architectes et les artistes puisent l’inspiration dans la vitesse et le mouvement. Les premiers cinémas Art Déco s’ouvrent comme le Louxor en 1921 (Henri Zipcy) ou le Grand Rex en 1932 (Auguste Bluysen). Les mentalités se modernisent pendant les années folles (1919-1929). Des femmes comme la peintre Tamara de Lempicka ou encore Charlotte Perriand, Kiki de Montparnasse, Louise Brooks, Coco Chanel et Joséphine Baker, sont les nouvelles héroïnes de l’époque. Des figures marquantes qui participent à l’évolution des moeurs, à l’émancipation des femmes, à l’ouverture des esprits tout en véhiculant ce style Art Déco.

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Cinéma Louxor, Paris, 1921

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Tamara de Lempicka

c. 1925: Louise Brooks standing by the stairway.

L’actrice Louise Brooks en 1925

Le parcours se poursuit par une présentation de l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels de 1925, qui instaura la dénomination d’«Art Déco». A l’exposition de 1925, localisée sur l’esplanade des Invalides à Paris, on associe les pavillons de l’Ambassade française et de la Manufacture de Sèvres, ceux consacrés aux enseignes des Grands Magasins, le Pavillon du tourisme de Robert Mallet-Stevens et le Pavillon du collectionneur de Jacques Émile Ruhlmann (bâti par Pierre Patout et aménagé avec notamment les sculpteurs Joseph Bernard et Alfred Janniot ou le peintre Jean Dupas).

Pavillon du collectionneur de Jacques Émile Ruhlmann

Pavillon du collectionneur de Jacques Émile Ruhlmann

L’après-guerre 1914/18, avec les nombreuses reconstructions qu’elle nécessite, est le terreau propice à l’édification et au développement de l’architecture Art Déco en France. Le style s’étend au domaine public et privé (aéroports, gares, hôpitaux, lycées mais aussi villas, magasins comme La Samaritaine à Paris par Henri Sauvage en 1933, la Bibliothèque Carnegie à Reims par Max Sainsaulieu en 1928, l’Hôtel Plazza à Biarritz par Louis-Hippolyte Boileau en 1928, la Gare de Lens par Urbain Cassan en 1926, la Piscine à Roubaix par Albert Baert en 1932 ou encore la Bourse du travail à Bordeaux par Jacques D’Welles en 1938).
Un espace est aussi dédié aux paquebots mythiques construits en cette période, fleurons de certaines compagnies maritimes, tels l’Ile de-France (1926) et le Normandie (1932) qui deviendront de légendaires représentants du style Art Déco et du goût de l’époque.

La Piscine de Roubaix

La Piscine de Roubaix

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Le Normandie, 1935

La dernière partie de l’exposition se consacre à la résonance internationale du style. Le succès de l’exposition de 1925 à Paris aura un impact considérable au profit d’architectes, artistes et décorateurs français qui se retrouvent convoqués dans les grandes villes du monde pour exercer leurs talents à travers de nombreux projets. À New York, Madrid, Bruxelles, Porto, Belgrade, Rio de Janeiro, São Paulo, Shanghai, Saïgon, Tokyo, Chicago, les artistes français travaillent en collaboration avec leurs homologues étrangers. L’Art Déco est adopté, et devient ainsi le premier style à l’échelle mondiale.

Le Christ rédempteur, Rio de Janeiro, Brésil

Le Christ rédempteur, Rio de Janeiro, Brésil.
Réalisé par le sculpteur français Paul Landowski, et érigé par l’ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa en collaboration avec l’ingénieur français Albert Caquot.

Une belle exposition à ne pas manquer !

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Cité de l’architecture & du patrimoine
Galerie des expositions temporaires
1 place du Trocadéro, Paris 16e

Ouvert tous les jours de 11h à 19h,
nocturne le jeudi jusqu’à 21h.
Fermé le mardi.
Entrée 9 € / Tarif réduit 6 €

Milkshake à l’avocat

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Quelques notes de Samba résonnent dans l’air. Le Brésil s’éveille dans ce concentré vert au goût tout doux et à la consistance onctueuse. Consommer l’avocat sucré quand on n’est pas habitué peut surprendre au début. Essayer le Milkshake d’avocats c’est l’adopter, techniquement c’est très simple et en bouche, il ravive toutes les envies d’aventure.

En + du mixeur, pour cela il nous faut :

  • 2 avocats
  • 1/2 litre de lait
  • sucre et cannelle (à gérer selon les goûts)

à déguster bien frais !

Un classique incontournable : le petit gâteau de semoule

Dimanche. Le septième et le dernier jour de la semaine civile dans plusieurs pays du monde. Ce jour est souvent rattaché à une émotion particulière de relâchement ou d’apaisement. Les heures des dimanches glissent souvent avec lenteur. Pour les travailleurs dont les semaines sont extrêmement rythmées par les contraintes professionnelles, c’est une formidable sensation de liberté. Pour les inactifs, la perception est souvent liée au souvenir de dimanches anciens : des sorties au parc avec les enfants, des déjeuners organisés, des ballades interminables, des rendez-vous au cinéma, des efforts sportifs, des échappées culturelles… Quoique l’on soit, l’effet se dissout le jour jusqu’à la tombée de la nuit. Alors l’émotion se change en quelque chose de différent… une attente… celle du prochain dimanche.

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Miel ‘Casino’ : et bien oui, je n’avais rien d’autre dans mes placards!

Gâteaux de semoule

La recette a été trouvée sur le très joli blog Cuisine téméraire

Ingrédients pour 4 petits gâteaux de semoule :

  • – 50cl de lait
  • – 70g de cassonade
  • – 1 sachet de sucre vanillé
  • – 60g de semoule de blé fine
  • – 1 oeuf
  • – 1 CS d’eau de fleurs d’oranger
  • – 3 ou 4 CS de miel

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C. Dans une casserole, mélanger le lait avec les sucres et porter doucement à ébullition. Ajouter la semoule, et mélanger non stop pendant 6 minutes, en baissant au fur et à mesure la puissance du feu. Le mélange doit épaissir. A part, battre l’oeuf en omelette. L’ajouter hors feu à la semoule et bien mélanger. Verser 1CS de miel au fond de chaque ramequins. Découper des bandes rectangulaires de papier sulfurisé et les positionner sur les bords horizontaux de ramequins. Verser la pâte dans chaque ramequin. Enfourner 25 minutes. Laisser refroidir avant de démouler les gâteaux. Retirer évidemment les bandes de papier autour. Napper de caramel.

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Le Corbusier et Venise : une histoire d’amour contrariée

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Pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas Charles-Edouard Jeanneret alias Le Corbusier, voici un petit topo sur cet illustre architecte-urbaniste, à la fois décorateur, peintre, sculpteur, homme de lettres et amoureux du voyage. En 1964, invité à fournir un projet d’hôpital pour Venise, Le Corbusier saisit l’occasion d’exprimer sa vision de la modernisation du tissu urbain de la Sérénissime. Un projet monumental qui selon les dires de certains spécialistes, aurait pu marquer l’histoire de l’architecture au XXe siècle.

Le Corbusier est né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds (ville suisse du canton de Neuchâtel). Il est le fils de Georges Edouard Jeanneret, graveur et émailleur de montres, et de Marie Charlotte Amélie Jeanneret-Perret, musicienne.

En 1900, il débute sa carrière par une formation de peintre, graveur ciseleur et d’orfèvre à l’Ecole d’Art de son lieu de naissance, avant d’entrer au cours supérieur de décoration dirigé par Charles L’Eplattenier qui orientera Le Corbusier vers l’architecture. Les voyages formant la jeunesse, le jeune homme découvre l’Italie en 1907 et s’imprègnent de l’architecture de grandes villes (Milan, Florence, Sienne, Padoue, Venise,…). Lors d’un séjour à Vienne en 1908, il fréquentera Josef Hoffmann. A Lyon, il fera la connaissance de Tony Garnier et à Paris, il coudoiera Jourdain, Plumet, Sauvage, Grasset. L’année 1910 marque la première confrontation avec Mies Van der Rohe et Walter Gropius. En mai 1911, il partira de Dresde pour le voyage d’Orient (Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest, Tarnovo, Gabrovo, Kasanlik, Istanbul, le Mont Athos (21 jours), Athènes et l’Italie méridionale en compagnie de son ami, Auguste Klipstein, étudiant en histoire de l’art).

Des périples, Le Corbusier en fera beaucoup tout au long de sa vie. Cela lui permettra de nourrir sa réflexion sur la pratique architecturale et de côtoyer les plus grands artistes (tels que Moser, Klimt, Braque, Juan Gris, Picasso, Lipchitz, Léger, Ozenfant…), des célébrités (Joséphine Baker par exemple, rencontrée sur le bateau reliant Bordeaux à Rio) et d’illustres designers-architectes (Eileen Gray, Charlotte Perriand,…).

En 1919, il édite la revue « L’Esprit Nouveau » (collaboration avec Amédée Ozenfant et Paul Dermée) dans laquelle il publie ses concepts architecturaux avant-gardistes. Grâce à la théorie du « Modulor » (un mot-valise composé d’après « module » et « nombre d’or » ), développée en 1945, pour élaborer l’harmonie d’une architecture. Désormais, les proportions fixées (liées au nombre d’or) sont directement applicable en architecture et dans le domaine technique de manière universelle. Cette théorie déterminera ses futurs travaux d’architecte, de créateur de meubles et d’urbaniste.

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Le Modulor _ Le Corbusier
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Villa Savoye (Poissy) _ villa construite de 1929 à 1931
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Maison du Docteur Curutchet (La Plata, Argentine) _ maison construite entre 1949 et 1953
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Cité Radieuse (Marseille) _ résidence édifiée entre octobre 1947-octobre 1952
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Sanskar Kendra (Ahmedabad,Inde) _ Projet de Le Corbusier en 1956

Le Corbusier et le projet d’hôpital pour Venise

En 1962, Le Corbusier est invité à un congrès consacré aux problèmes urbanistiques de Venise. Un an plus tard, la ville organise un concours public pour un hôpital de 1200 lits qui doit être construit non loin de la gare ferroviaire. Aucune des propositions reçues ne sont jugées satisfaisantes et quelques mois plus tard, la ville de Venise demandera à l’architecte d’émettre lui aussi des propositions.

En 1964, Le Corbusier reçoit, à sa grande surprise, le fameux mandat. Son idée prend forme au cours de l’année 1964 et le projet est présenté à Venise en avril 1965. Il est, dès le début, exclu que Le Corbusier pourra présenter un bâtiment imaginé d’après le modèle d’une tour car le campanile doit rester l’unique élément vertical (c’est pourtant la typologie la plus adéquate pour autant de lits).

L’architecte choisit d’élever son hôpital en un seul plan. Il envoie au directeur une esquisse qui montre la grille vénitienne sans y faire apparaître l’hôpital puisque celui-ci se trouvera en osmose avec le tissu urbain (une manière de respecter la ville historique).

Dans une belle lettre qu’il écrit en 1964 au président des Hôpitaux civils de Venise, Carlo Ottolenghi, il déclare : «Un hôpital est une maison d’homme, comme le logis est aussi une ‘maison d’homme’. La clé étant l’homme : sa stature (hauteur), sa marche (l’étendue), son oeil (son point de vue), sa main, soeur de l’oeil. Tout le pychisme y est attaché en total contact. Ainsi se présente le problème. Le bonheur est un fait d’harmonie. Ce qui s’attachera au plan de votre hôpital s’étend à l’alentour : osmose. C’est par amour de votre ville que j’ai accepté d’être avec vous…»;

Le malade circulera donc dans l’hôpital comme dans la ville. Son projet s’inspire des établissements des XIVe et XVe siècles où chaque malade occupait une petite cellule. Pour obtenir une densité maximale, il compte supprimer les fenêtres extérieures au profit d’un éclairage zénithal et réaliser son programme, de manière horizontale, sur quatre niveaux :

1. les accès, l’administration, la cuisine;

2. les salles d’opération, les logements des sœurs;

3. les voies de communication et de distribution des services;

4. les sections des malades.

En 1965, le projet est d’abord accueilli avec enthousiasme par certains mais il sera vite contesté par les responsables de la Santé et des Travaux publics.

Le décès de Le Corbusier le 27 août 1967 sonnera le glas du projet de l’hôpital de Venise…

Sur la base de certaines suggestions émises lors du précédent refus, une deuxième version sera proposée en avec une capacité d’accueil réduite à 800 lits. Le projet se poursuivra en collaboration notamment avec Guillermo Jullian de la Fuente (architecte qui sera un temps, l’apprenti de Le Corbusier)  et José Oubrerie (architecte français qui fut l’assistant de Le Corbusier). Si les autorisations nécessaires sont obtenues, les autorités locales finiront par donner un non définitif.

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En ce moment même, à Marseille, l’exposition Le Corbusier et la question du brutalisme qui se tiendra jusqu’au 22 décembre 2013 au J1.

L’exposition est au J1
J1 est une gare maritime en béton armé mise à disposition par le Grand Port maritime de  Marseille pour les expositions  de la Capitale européenne  de la culture 2013

« Le Corbusier, figure emblématique de l’histoire de l’urbanisme et de l’architecture à Marseille, investit les vastes espaces du J1 ouverts sur la mer, un double symbole.Celui du rapport à la mer Méditerranée, comme « terre nourricière », dont l’ensemble de l’oeuvre de Le Corbusier porte la trace. Celui de l’univers des grands bateaux qui a habité son imaginaire et dont l’Unité d’Habitation de Marseille témoigne encore aujourd’hui. Avec la construction de la Cité Radieuse, c’est une nouvelle esthétique, celle du « brutalisme », que Le Corbusier va initier dans une démarche associant, autour de l’architecture et dans une même volonté, l’ensemble du champ des arts plastiques » (extrait du communiqué de presse).

Les photographies alléchantes de Paulette Tavormina

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« Les natures mortes nous rappellent le temps qui passe, la préciosité de la vie et elles racontent tellement de choses à propos de l’Histoire, de la vie d’un lieu et d’une époque.»

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Paulette Tavormina est une américaine, d’origine sicilienne qui vit et travaille à New York depuis plus de 25 ans. Au milieu de l’agitation qui caractérise la ville, on la trouve souvent dans un des nombreux marchés locaux à la recherche de l’étrange flore qui caractérise ses photographies. Ses compositions rappellent parfois celles des Grands Maîtres, peintres de natures mortes au XVIIème siècle qui soulignaient la nourriture autant que l’élégance de la table.

Elle a commencé ses études à l’International Center for Photography de New York avant d’entrer au Santa Fe Photography and Digital Imaging Workshops du Nouveau-Mexique. Son travail alterne entre photographie d’art (à l’instar des projets intitulés « Natura morta » ou « Sicilian Dream ») et photographie publicitaire, que ce soit sur papier glacé ou pour des spots télé.

Paulette Tavormina est en grande partie autodidacte. À ses débuts, l’artiste était accessoriste et styliste culinaire à Hollywood. A présent, elle photographie des œuvres d’art pour Sotheby’s et travaille sur d’autres projets individuels. Elle a collaboré avec The Fabulous Beekman Boys sur trois livres de cuisine et notamment sur The Beekman, 1802, Heirloom Cookbook, acclamé par la critique lors de sa parution et très apprécié du public car il répertorie de nombreuses variétés de fruits et légumes et délivre plus de 100 recettes héritées des anciennes générations. Son savoir-faire est utilisé à travers le monde pour des films tels que « En pleine tempête » avec Georges Clooney, « Intrusion » avec Johnny Depp ou encore « Nixon » avec Antony Hopkin.

Ses créations ont été exposées dans de nombreuses foires et expositions, notamment chez Sotheby’s New York. En 2011, elle a reçu le Grand Prix du Festival International de Photographie Culinaire (FIPC).

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Découvrez son site internet : www.paulettetavormina.com

J’ai découvert l’artiste en feuilletant The Beekman, 1802, Heirloom Dessert Cookbook qui est à tomber …

Je suis fou… du potimarron !

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Lasagnes au potimarron

Il y a des addictions naissantes dont on ne parvient jamais à se défaire facilement…

Celle du « cucurbitophile » est un vieux mal qui revient de manière chronique à chaque saison. En dépit de toute bonne volonté, quand la dépendance nous tient, les conséquences sont terribles pour soi ou pour l’entourage car avec le temps, la pathologie s’installe.

Au début, on n’est pas préoccupé, ce n’est qu’une petite fascination bénigne : on repeint les murs de la cuisine en orange, on décore la maison de coloquintes, Indian mix, Griffes du diable, Col de cygne, Courges galeuses, Calebasses, Massues, Gourdes, Matraque et autres… L’enchantement prend dans des corbeilles suspendues, dans des paniers colorés présentés sur la table du living-room, dans le jardin-potager.

Rapidement le dérèglement arrive sans que l’on s’en aperçoive, le quotidien s’envahit de manies, on mange orange (des oranges pour la vitamine C par exemple, des carottes ou de la papaye séchée), on prend un forfait mobile et internet Orange (on arrête le rose), on adore le vintage des années 70, on se rêve habiter dans une « maison futuro » de Matti Suuronen. La jouissance touche tous les sens en même temps que la pathologie s’insinue sournoisement dans la vie, sans un son, juste celui du dispositif hydroponique qui permet de cultiver ses propres cucurbitacées dans les placards.

Vite, on combat ce que l’on nomme encore « habitudes » et cela génère de la frustration. Vient alors le temps des passages à l’acte et à bride abattue, on fait un saut à la fête de la courge du village voisin puis dans tous les villages de France (avec l’aggravation des symptômes on est prêt à courir 2000 km pour y assister). La nuit, on rêve à la plupart des variétés consommables qu’on pourra cuisiner le lendemain : Butternut, Courge spaghetti, Giraumon, Pâtisson, Potimarron, Melon jaune, … sont des noms qui résonnent en nous. Le jour, on est fatigué, éreinté physiquement et psychologiquement. Sans raison, on se renferme, on reste chez soi à pianoter nerveusement sur son ordinateur, des journées entières s’écoulent sur des sites internet tels que Marmiton ou Pinterest afin de suivre les nouvelles tendances, de commenter les dernières photos ajoutées montrant un potiron sous toutes ses coutures.

La situation nous échappe complètement le jour où l’on traite le facteur de « melon », la femme de ménage de « courge » ou même son mari de « vieux cornichon aigre ». L’aliénation est là, née dans les tréfonds d’une coque orange « pépineuse » et comme Dali qui s’exclamait en 1968 « Je suis fou… du chocolat Lanvin ! » (afin de promouvoir le chocolat de la marque, c’était d’ailleurs la première fois qu’un artiste aussi célèbre passait à la télévision pour une publicité), nous on se déclare fou à lier, complétement dingue du potimarron !

Voici deux recettes testées et approuvées mettant (une fois encore) le potimarron à l’honneur, une petite folie par an pour ne pas devenir fou !

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Canelés au potimarron et au curry

-> Canelés au potimarron et au curry

Ingrédients :

  • 1 potimarron (pour réaliser la recette, nous avons besoin de 400g de purée)
  • 25cl de lait écrémé
  • 20 g de beurre mou
  • 60g de fécule de maïs
  • 1 pincée de curry

Préparation :

Détailler le potimarron, l’éplucher, ôter les graines et le couper en cubes. Faire cuire à la vapeur dans un autocuiseur 15 minutes à partir de la mise en route de la soupape; le potimarron doit être bien cuit pour être réduit en purée. Récupérer le potimarron et le passer au moulin à légumes pour le transformer en purée.

Préchauffer le four à 150°C (th.5). Dans un saladier, mélanger 400g de purée de potimarron avec deux oeufs, 25cl de lait demi-écrémé, 20g de beurre fondu, 60g de fécule de maïs et le curry. Faire reposer la pâte une nuit de préférence. Le lendemain, beurrer les moules à canelés et verser la préparation dedans. Faire cuire à four chaud pendant 1 heure. Démouler et les déposer sur une volette à pâtisserie.

-> Lasagnes au potimarron

Ingrédients :

  • 800g de potimarron
  • tranches de bacon
  • 1 oignon
  • 2 cuil. à soupe d’huile d’olive
  • 10 feuilles lasagnes
  • 500g de fromage blanc entier
  • Noix de muscade râpée
  • 80g de gruyère râpé
  • Beurre pour le plat
  • sel

Préparation :

1. Laver le potimarron et le couper en gros morceaux. Éplucher et ciseler l’oignon. Le faire fondre dans l’huile d’olive, puis ajouter les morceaux de potimarron et 50 cl d’eau. Faire cuire pendant 15 min, jusqu’à ce que le potimarron soit tendre.

2. Faire précuire les feuilles de lasagnes pendant 2 min dans un grand volume d’eau salée et les déposer au fur et à mesure sur un torchon humide.

3. Préchauffer le four à 180 °C (th. 6). Verser le fromage blanc dans un saladier, mélanger avec la noix de muscade et le gruyère.

4. Beurrer le plat à gratin et déposer 1 couche de feuilles de lasagnes, quelques tranches de bacon pour couvrir la surface. Alterner avec 1 couche de préparation au fromage blanc, le potimarron réduit en purée, 1 couche de pâte puis les tranches de bacon. Recommencer l’opération jusqu’en haut du plat à gratin. La dernière étape doit être, une couche de pâte et ensuite une dernière couche de purée puis de préparation au fromage blanc. Remettre un peu de gruyère râpé sur le dessus et enfourner pour 30 min.

Crème brulée de potiron aux épices

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Chaque année, en cette période, c’est toujours la même histoire… effrayante?

Les supermarchés font étalage de produits écarlates, les rayons regorgent de sucreries écoeurantes, des squelettes sont pendus par des fils de nylon et des physionomies grimaçantes tentent de vendre leurs marchandises à la criée. A la télé, c’est une autre galerie des monstres. Les chaînes nous inondent de docus-réalités qui exhibent des hommes présentant une hyperpilosité du torse ou d’autres difformités… FT1 affiche les prouesses d’un sculpteur de citrouilles s’attaquant, l’outil à la main, au plus gros phénomène de l’année 2013 : 922 kilos de chair orangée cultivée à Napa en Californie. Les héros des séries démasquent de vilaines crapules qui perdurent la légende de Jack O’Lantern. Sans oublier que le PAF est rempli de courges en talons qui s’égosillent pour tout. Aux heures de grande écoute, des petites bouilles réjouies, un caramel dans le bec, lancent le fameux « Tric or truite » à la caméra (à comprendre sans la friandise en bouche « des bonbons s’il vous plait !).

Si, autrefois, Halloween était strictement l’affaire des pays anglo-saxons – avec le temps, l’événement annuel s’étend tranquillement et touche plusieurs pays dans le monde.  En France, l’indice de popularité est très mitigé et la fête alterne entre des années de grande popularité et d’autres moins considérables. Cette année, entre vitrines décorées, activités proposées aux enfants, soirées mortelles et petits plats gourmands starifiant la courge, la ‘Crème brulée de potiron aux épices’ est un bon compromis pour succomber à la vogue…

Ingrédients pour 6 personnes:

  • 250 g de cubes de potiron
  • 1 gousse de vanille
  • ½ litre de lait
  • 3 œufs
  • 30 g de cassonade
  • 1 cuil. à café de quatre-épices

Préparation:

Voici une recette alléchante, trouvée sur le site Prima.fr qui a pleinement satisfaits les inconditionnels du potiron. Quand le potiron rencontre la crème brulée, c’est une histoire qui fonctionne…

Préchauffez le four à 120°C (th. 4). Fendez 1 gousse de vanille en 2 dans la longueur et grattez-la afin d’en récolter les graines. Faites bouillir ½ litre de lait avec les graines de vanille, ajoutez 225 g de cubes de potiron et laissez cuire 2 min à feu doux. Mixez et réservez. Dans un saladier, fouettez 3 œufs, 30 g de cassonade et 1 cuil. à café de quatre-épices, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la purée de potiron tiède. Répartissez cette crème au potiron dans 6 ramequins. Faites-les cuire au bain marie dans la plaque du four remplie d’eau pendant 35 min. Les crèmes doivent être prises, mais trembloter légèrement. Laissez–les refroidir avant de les couvrir de film alimentaire et de les placer au réfrigérateur. Avant de servir, saupoudrez les de cassonade et caramélisez la surface au chalumeau.

Découvrez le travail d’Ellen Surrey sur Pinterest : le réseau social qui monte qui monte!

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L’un des avantages certains de Pinterest – ce réseau social lancé en 2010 qui permet à ses utilisateurs de partager en images leurs centres d’intérêts (que l’on « épingle » sur son mur), est de découvrir parfois de jeunes talents dont le projet est encore en phase d’incubation.

Ellen Surrey par exemple, est une jeune illustratrice vivant à Los Angeles. Elle étudie à l’Art Center College of Design de Pasadena, en Californie. Sur son site internet, Ellen indique qu’elle souhaite devenir illustratrice jeunesse et confie aussi nourrir l’espoir de créer sa propre ligne de cartes de vœux. Les passions qui l’animent, sont celles que partagent un grand nombre d’entre nous : regarder de vieux films, dénicher des trésors dans les friperies et vivre une épopée urbaine pour découvrir de nouvelles adresses « branchouilles ».

Si vous souhaitez suivre l’actualité d’Ellen et voir d’autres superbes illustrations, retrouvez-la sur son blog : ellensurrey.tumblr.com

ou, sur son site internet : ellensurrey.com

Revue de presse française :

Voici enfin une sélection d’articles de presse récents concernant Pinterest :