La Cité de l’architecture et du patrimoine célèbre l’Art Déco !

L’exposition « 1925, quand l’Art Déco séduit le monde » est la première depuis 1975 à rendre hommage à cette esthétique qui a su unir des créateurs du monde entier. L’année 1925 fait écho à l’exposition internationale qui se déroula cette année là. Un événement majeur qui participa à la propagation mondiale du style.

Mercredi matin 11h tapante, les portes de la Cité de l’architecture et du patrimoine s’ouvrent et déjà une cinquantaine d’oisifs se pressent jusqu’aux guichetiers, encore habités à cette heure d’une humeur sombre. Le billet en main, ils s’élancent dans une course contre leur ombre. Les uns après les autres, ils se précipitent dans le couloir menant jusqu’à la ligne de départ de l’exposition.

Passons l’introduction très pédagogique, comparant Art Nouveau et Art Déco, deux styles ayant émergé dans un mouchoir de poche temporel et présentant parfois quelques similitudes troublantes. L’exposition en elle-même s’articule en une suite de salles thématiques qui s’attachent à démontrer les clés du succès international du style Art Déco.

La première salle exhibe les figures importantes de la création française dont les réalisations des années 1910 portent, déjà, les caractéristiques de l’Art Déco. Sur les cartels, on peut lire le nom des architectes Henri Sauvage et Auguste Perret, le décorateur André Véra, le couturier Paul Poiret ou le créateur Jacques-Emile Ruhlmann.

Paul Poiret

Paul Poiret

Dès 1920, le style Art Déco se répand dans un contexte marqué par les progrès techniques et technologiques (aviation, automobile, radio, cinéma muet). Les architectes et les artistes puisent l’inspiration dans la vitesse et le mouvement. Les premiers cinémas Art Déco s’ouvrent comme le Louxor en 1921 (Henri Zipcy) ou le Grand Rex en 1932 (Auguste Bluysen). Les mentalités se modernisent pendant les années folles (1919-1929). Des femmes comme la peintre Tamara de Lempicka ou encore Charlotte Perriand, Kiki de Montparnasse, Louise Brooks, Coco Chanel et Joséphine Baker, sont les nouvelles héroïnes de l’époque. Des figures marquantes qui participent à l’évolution des moeurs, à l’émancipation des femmes, à l’ouverture des esprits tout en véhiculant ce style Art Déco.

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Cinéma Louxor, Paris, 1921

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Tamara de Lempicka

c. 1925: Louise Brooks standing by the stairway.

L’actrice Louise Brooks en 1925

Le parcours se poursuit par une présentation de l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels de 1925, qui instaura la dénomination d’«Art Déco». A l’exposition de 1925, localisée sur l’esplanade des Invalides à Paris, on associe les pavillons de l’Ambassade française et de la Manufacture de Sèvres, ceux consacrés aux enseignes des Grands Magasins, le Pavillon du tourisme de Robert Mallet-Stevens et le Pavillon du collectionneur de Jacques Émile Ruhlmann (bâti par Pierre Patout et aménagé avec notamment les sculpteurs Joseph Bernard et Alfred Janniot ou le peintre Jean Dupas).

Pavillon du collectionneur de Jacques Émile Ruhlmann

Pavillon du collectionneur de Jacques Émile Ruhlmann

L’après-guerre 1914/18, avec les nombreuses reconstructions qu’elle nécessite, est le terreau propice à l’édification et au développement de l’architecture Art Déco en France. Le style s’étend au domaine public et privé (aéroports, gares, hôpitaux, lycées mais aussi villas, magasins comme La Samaritaine à Paris par Henri Sauvage en 1933, la Bibliothèque Carnegie à Reims par Max Sainsaulieu en 1928, l’Hôtel Plazza à Biarritz par Louis-Hippolyte Boileau en 1928, la Gare de Lens par Urbain Cassan en 1926, la Piscine à Roubaix par Albert Baert en 1932 ou encore la Bourse du travail à Bordeaux par Jacques D’Welles en 1938).
Un espace est aussi dédié aux paquebots mythiques construits en cette période, fleurons de certaines compagnies maritimes, tels l’Ile de-France (1926) et le Normandie (1932) qui deviendront de légendaires représentants du style Art Déco et du goût de l’époque.

La Piscine de Roubaix

La Piscine de Roubaix

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Le Normandie, 1935

La dernière partie de l’exposition se consacre à la résonance internationale du style. Le succès de l’exposition de 1925 à Paris aura un impact considérable au profit d’architectes, artistes et décorateurs français qui se retrouvent convoqués dans les grandes villes du monde pour exercer leurs talents à travers de nombreux projets. À New York, Madrid, Bruxelles, Porto, Belgrade, Rio de Janeiro, São Paulo, Shanghai, Saïgon, Tokyo, Chicago, les artistes français travaillent en collaboration avec leurs homologues étrangers. L’Art Déco est adopté, et devient ainsi le premier style à l’échelle mondiale.

Le Christ rédempteur, Rio de Janeiro, Brésil

Le Christ rédempteur, Rio de Janeiro, Brésil.
Réalisé par le sculpteur français Paul Landowski, et érigé par l’ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa en collaboration avec l’ingénieur français Albert Caquot.

Une belle exposition à ne pas manquer !

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Cité de l’architecture & du patrimoine
Galerie des expositions temporaires
1 place du Trocadéro, Paris 16e

Ouvert tous les jours de 11h à 19h,
nocturne le jeudi jusqu’à 21h.
Fermé le mardi.
Entrée 9 € / Tarif réduit 6 €

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Les nourritures réconfortantes du photographe Henry Hargreaves

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Première exposition du photographe à franchir les frontières des États-Unis, «No seconds – Comfort Food e Fotografia» est l’occasion d’aborder les photographies extravagantes d’Henry Hargreaves, ancien modèle devenu photographe, connu et apprécié pour ses recherches sur la relation entre l’alimentation et la photographie.

L’esposition se déroule sur fond d’ancien asile psychiatrique transformé aujourd’hui en musée de la Folie. Un cloître et une belle église complètent l’offre culturelle de l’île de San Servolo qui est désormais considérée comme l’un des principaux centres de conférences et de formations de la ville de Venise.

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Henry Hargreaves est né à Christchurch en Nouvelle Zélande. Il a travaillé comme modèle, pour les plus prestigieuses Maisons de couture du monde entier, avec des îcones de la photographie telles que Stephen Meisel, Mario Testino et Richard Avedon.

Les grands voyages et son immersion dans le monde de la mode ont alimenté sa passion pour la photographie jusqu’à son déménagement à New York où il vit et travaille encore aujourd’hui. Depuis lors, il s’est affirmé comme photographe avec des images divertissantes, créatives et parfois provocatrices. Il a récemment collaboré avec de grands noms comme Ralph Lauren, Sagmeister, Walsh, GQ, V, New York Times et Vice.

Au premier étage, on trouve les différentes œuvres du projet ‘No seconds’, où Henry Hargreaves a immortalisé le dernier souper de certains prisonniers condamnés à mort dans les prisons américaines.

Le lien entre San Servolo – Musée de la Folie et les photos d’Hargreaves devient à cette occasion plus intense, rappelant aux visiteurs la notion mélancolique d’emprisonnement.

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Drôles et provocatrices mais aussi intenses et originales, les photographies de Henry Hargreaves avec iPad et iPhone frits, pizzas, hamburgers brûlés, pancakes arc en ciel ont fait le tour du monde. Au rez-de-chaussée, quelques photographies de la série ‘Band riders’ immortalisent les demandes farfelues faites par des stars avant leur entrée en scène.

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Museo della Follia – Isola di San Servolo, Venezia

Pour tout savoir sur la programmation complète : www.sanservolo.provincia.venezia.it

Découvrez le site internet de l’artiste: henryhargreaves.com

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Glasstress : le verre dans tous ses états

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Glasstress : White Light / White Heat, l’exposition organisée par Adriano Berengo et James Putnam dans le cadre de la Biennale de Venise, est ouverte au public depuis le 1er Juin et jusqu’au 24 Novembre 2013.

Le succès de Glasstress a commencé avec la Biennale en 2009 et réuni plus de 200 artistes. L’exposition se déroule dans trois endroits de la ville : le Palazzo Cavalli – Franchetti /Istituto Veneto di Scienze Lettere ed Arti (Campo S. Stefano), le Berengo Centre for Contemporary Art and Glass (Murano) et la Scuola Grande Confraternita di San Teodoro (San Marco).

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Des artistes de renommée internationale, des architectes, des designers qui expriment pensées et idées à travers l’utilisation des propriétés intrinsèques du verre. Au sens commun, le verre est un matériau ou un alliage dur, fragile car cassant et transparent à la lumière visible. Il provient de la force créatrice et destructrice du feu qui transforme les éléments chimiques de base en une substance malléable puis solide. En découle une variété illimitée de surfaces, couleurs, transparences et reflets qui intriguent les artistes et contribue de manière significative à la création d’œuvres uniques. Les œuvres sont la preuve positive des possibilités créatives illimitées inhérentes à ce médium.

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Les artistes en 2013

AES+F, Alice Anderson, Polly Apfelbaum, Ron Arad, Ayman Baalbaki, Miroslaw Balka, Rina Banerjee, Fiona Banner, Pieke Bergmans, Boudicca, Pedro Cabrita Reis, Loris Cecchini, Hussein Chalayan, Mat Chivers, Oliver Clegg, Mat Collishaw, Tracey Emin, Jan Fabre, Paul Fryer, Francesco Gennari, Recycle Group, Cai Guo-Qiang, Dmitri Gutov, Mona Hatoum, Stuart Haygarth, Charlotte Hodes, Shirazeh Houshiary, Shih Chieh Huang, John Isaacs, Michael Joo, Ilya&Emilia Kabakov, Kiki&Joost, Marta Klonowska, Joseph Kosuth, Tomas Libertiny, Hew Locke, Delphine Lucielle, Alastair Mackie, Jason Martin, Kris Martin, Oksana Mas, Whitney McVeigh, Aldo Mondino, Lucy Orta, Tony Oursler, Zak Ové, Mimmo Paladino, Cornelia Parker, Javier Pérez, Jaume Plensa, Karim Rashid, Ursula von Rydingsvard, Thomas Schutte, Joyce Scott, Conrad Shawcross, Sudarshan Shetty, Meekyoung Shin, Helen Storey, Tim Noble &Sue Webster, Zak Timan, Gavin Turk, Koen Vanmechelen, Anneliese Varaldiev, Joana Vasconcelos, Zhan Wang.

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Special Project : Ron Arad commissionné par Steinmetz Diamonds a créé spécifiquement pour Glasstress le projet ‘Last Train’.

Inspiré par un homme gravant un message sur la vitre d’un train avec une bague en diamant, Ron Arad a invité plusieurs amis artistes à faire de même. Il a conçu une bague de diamant sur une main prototype puis a établi le lien avec une application iPad de manière à former un outil de dessin. Une série de 12 gravures numériques constituent le projet ‘Last Train’.

Pour en apprendre + sur le projet: http://www.steinmetzdiamonds.com/last-train/Site de l’exposition: www.glasstress.org

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Balade culturelle dans Mougins village

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André Villers est à l’origine du lien qui unit Pablo Picasso, Mougins et la photographie. La collection permanente de ce musée, retrace cette histoire.

Tout au long de l’année, des expositions sont organisées mettant aussi bien à l’honneur de grands noms de la photographie que des talents en devenir. 

Noémie Goudal et Cerise Doucède, les lauréates du prix HSBC pour la photographie 2013 étaient exposées jusqu’au 15 septembre dernier.

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Noémie Goudal
Iceberg, Lightjet Print, 168 x 208 cm, 2012

 

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Cerise Doucède

MUSÉE DE LA PHOTOGRAPHIE _ ANDRÉ VILLERS

Porte Sarrazine – Mougins village.

Ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 30 / 14h à 19h

Week-end et jours fériés de 11h à 19h& bonne nouvelle, c’est entrée libre !