Amsterdam

(c) Cécile Garmier

Aujourd’hui le ciel s’est obscurci puis progressivement le temps s’est transformé en un brumisateur géant.

C’est antédiluvien. On dirait que Dieu éternue sur ma tête en continu. Ce climat en ville donne des envies d’absence et de léthargie. Dans mes rêves, le temps pourrait alors s’étendre à sa guise et me dissoudre avec lui jusqu’au printemps. Au premier jour, je renaîtrais à l’intérieur d’une fleur de géranium.

J’ai rencontré le fils d’Ellen, la galeriste. Étrangement il a le même parfum (inconnu) que toi, ce qui m’a d’abord chaviré au point de devoir m’essuyer quelques larmes avec le revers de la manche. Finalement, quelques heures plus tard, je n’y pensais même plus.

Après ton texto, celui qui m’a coûté mon plus sincère sourire de la journée, j’ai lu ton post du 6 ou 7 janvier. J’avais l’impression d’être un peu dans tes pensées de cette manière. C’était tout simplement… beau, bien qu’incompréhensible par endroits. Je m’étonne d’avoir chaud aux joues quand je pense à toi. Rouge comme un polonais bourré dirait-on. Je ne commenterais pas plus car ton style ne mérite aucune vulgarité. J’ai juste envie de me laisser doucement imprégner en silence par l’encre de ton bic.

Tiens, ils viennent de casser une tasse dans le café où je suis. Fort heureusement car tu m’attendris trop depuis le début. Je dois partir et te laisser à regret. Le sofa moelleux sur lequel je suis installée est fort cosy mais il plane ici comme une odeur de tarte brûlée aigre et écoeurante.

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